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Arrêts de travail : que doit faire un employeur ?

29 Aoû 2025 à 07:05

Salarié en arrêt ? Découvrez les obligations de l’employeur, les risques à éviter et les bonnes pratiques pour bien gérer les arrêts de travail en TPE-PME.



Gestion des arrêts de travail : le guide complet pour les employeurs en 2025

 

Cet article propose un guide pratique et juridique complet pour aider les employeurs à bien gérer les arrêts de travail en entreprise : démarches à effectuer, indemnisation, droits et contrôles, risques juridiques... Avec une approche claire et actualisée, vous saurez exactement quoi faire étape par étape pour rester en conformité et préserver vos intérêts.


À lire : Santé mentale en entreprise : Adoptez les bons baromètres dès aujourd'hui 

 

 

📊 Le chiffre clé : 21,3 % des arrêts concernent les salariés de TPE


En 2024, 21,3 % des arrêts de travail ont concerné des salariés de Très Petites Entreprises (TPE), soulignant à quel point ces structures sont exposées à l’absentéisme (source : Assurance Maladie, Rapport 2024). Cette réalité pèse lourd : près de 17 milliards d’euros ont été dépensés par la Sécurité sociale pour les arrêts de travail en 2024, contre 15,8 milliards en 2023, soit une hausse de +8,5 % en un an.


Avec 42 % des salariés français ayant reçu au moins un arrêt maladie cette année, les dirigeants de TPE sont confrontés à une complexité croissante dans la gestion des absences. Pire encore, l’absentéisme coûterait jusqu’à 100 milliards d’euros par an aux entreprises privées (source : Cabinet Ayming, Baromètre de l’Absentéisme 2024). Un enjeu stratégique quand on sait que 46 % des salariés de TPE ont moins de 40 ans, une population plus sujette aux arrêts courts et répétés.

 

👉 Face à ce constat, maîtriser les obligations légales, anticiper les démarches et sécuriser les procédures devient une priorité pour les employeurs de petites entreprises.

 



✅ Démarches administratives : que faire dès réception d’un arrêt ?


📌 Que doit faire l’employeur à réception d’un arrêt ?


Dès qu’un salarié transmet un arrêt de travail (volet 3), l’employeur doit immédiatement entamer les démarches suivantes :


  • Vérifier la réception dans les délais légaux (48h) ;

  • Transmettre l’attestation de salaire à la CPAM via net-entreprises.fr (dans les 5 jours) ;

  • Informer l’organisme de prévoyance si une couverture complémentaire existe ;

  • Mettre à jour le dossier du salarié (registre du personnel, planning, etc.).

💡 Bon à savoir : tout retard dans la transmission de l’attestation de salaire peut entraîner un retard dans le versement des indemnités, générant potentiellement un contentieux.



💶 Indemnisation : CPAM, maintien de salaire, subrogation


🏥 Qui paie le salarié en arrêt ?


  • La CPAM verse les IJSS (Indemnités Journalières de Sécurité Sociale) après 3 jours de carence.

  • L’employeur peut être tenu de compléter la rémunération, selon la convention collective ou un accord d’entreprise.

 

 

🔍 Zoom : baisse du plafond des IJSS en 2025



Depuis le 1er janvier 2025, le plafond des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) a été revu à la baisse. Désormais, le montant maximal versé par la CPAM est calculé sur la base de 1,8 fois le SMIC contre 2 fois auparavant.


👉 Conséquence directe :

  • Le montant des IJSS versées au salarié est moins élevé pour les revenus supérieurs au nouveau plafond.

  • Les employeurs pratiquant la subrogation doivent ajuster les compléments de salaire pour maintenir la rémunération contractuelle.

📌 À retenir pour les TPE-PME : cette évolution impacte notamment les salariés qualifiés ou cadres, souvent mieux rémunérés. Il devient primordial d’anticiper les écarts entre IJSS et salaire habituel, surtout en cas d’arrêt prolongé.

 

💬 Conseil pratique : vérifiez vos accords de branche ou conventions collectives pour savoir si un complément obligatoire est prévu, et mettez à jour vos outils de paie pour refléter cette modification.



🔁 La subrogation, un levier de simplification


L’employeur peut choisir la subrogation, c’est-à-dire percevoir directement les IJSS et verser au salarié son salaire net habituel.

Avantage : cela facilite la comptabilité et sécurise les flux financiers.



🔍 Contrat de travail, contrôles et droit de l’employeur


📌 Suspension du contrat : ce qu’il faut comprendre

L’arrêt suspend le contrat, il ne le rompt pas. Le salarié est donc toujours dans les effectifs de l’entreprise, mais dispensé de travail.


⚠️ Peut-on licencier un salarié en arrêt ?


Oui, sous conditions strictes :

  • ✅ Si le motif est étranger à l’état de santé (désorganisation, remplacement, faute grave antérieure).

  • ❌ Mais jamais directement à cause de la maladie.

Tout licenciement basé sur l’état de santé serait nul avec forts risques de condamnation.


À lire : Les indeminités de licenciement en France 



👨‍⚕️ L’employeur peut-il contrôler l’arrêt ?


Oui. Il peut mandater un médecin contrôleur pour une contre-visite. Si l’arrêt est jugé injustifié :


  • La CPAM peut suspendre les IJSS ;

  • ⚠️ Mais l’employeur ne peut pas sanctionner seul le salarié, sauf préjudice démontré.



🔄 Retour du salarié et gestion des obligations médicales



📅 Quelles démarches au retour du salarié ?

Une visite de reprise est obligatoire dans trois cas :


  1. Arrêt maladie ou accident du travail > 30 jours ;

  2. Maladie non professionnelle > 60 jours ;

  3. Retour de congé maternité.



👨‍⚕️ Rôle de la médecine du travail


Le médecin du travail émet un avis :

  • Apte sans réserve ;

  • Apte avec aménagements ;

  • Inapte (totale ou partielle).


L’employeur doit alors proposer un reclassement, sous peine de rupture abusive du contrat.



⚠️ Risques juridiques en cas de mauvaise gestion


Voici les principaux risques encourus :

 

Manquement Risque encouru
Retard attestation de salaire Plainte du salarié, contentieux CPAM
Licenciement pour maladie Nullité + dommages et intérêts lourds
Omission de la visite de reprise Sanction Inspection du travail + préjudice
 

🎯 Conseil : mettez en place un processus clair et documenté pour chaque arrêt de travail.



🧠 Synthèse – Les 5 réflexes à adopter


  1. Réagir vite : 48h pour le salarié, 5 jours pour la CPAM.

  2. Transmettre l’attestation de salaire sans retard.

  3. Vérifier les droits conventionnels de maintien de salaire.

  4. Anticiper le retour avec la médecine du travail.

  5. Éviter tout licenciement basé sur la maladie.

 

 

🧭 Comment piloter efficacement les arrêts de travail ? Le rôle clé du SIRH



Pour une gestion rigoureuse et fluide des arrêts de travail, un SIRH (Système d’Information des Ressources Humaines) devient un véritable atout pour les TPE-PME. Voici comment cet outil piloté par votre office manager peut transformer votre organisation :



  • Centralisation des données RH : toutes les informations liées aux absences, arrêts maladie, retours, visites médicales et obligations légales sont réunies en un seul endroit.

  • Automatisation des tâches administratives : transmission automatique des attestations de salaire à la CPAM, rappels de délais, notifications pour la prévoyance ou les visites de reprise.

  • Tableaux de bord et pilotage RH : le SIRH fournit une vision claire de l’absentéisme dans l’entreprise, permettant d’anticiper les besoins de remplacement, d’analyser les tendances (arrêts courts, récurrents, etc.) et d’ajuster l’organisation du travail.

  • Réduction des erreurs et des risques juridiques : en assurant la conformité des démarches, l’outil évite les oublis qui peuvent coûter cher en cas de contrôle ou de litige.


 

👉 Pour les dirigeants de TPE, le SIRH n’est plus un luxe, mais une solution agile et rentable pour sécuriser la gestion des ressources humaines tout en gagnant un temps précieux.


 

 

Je cherche un office manager pour installer et piloter mon SIRH






🧩 Conclusion : professionnaliser la gestion des absences


Bien gérer les arrêts de travail, ce n’est pas juste une obligation légale, c’est aussi une question de gestion RH stratégique.

Pour les TPE-PME, où chaque absence peut déséquilibrer l’organisation, anticiper et formaliser les procédures est indispensable.

➡️ Besoin d’aide pour structurer vos démarches RH ? Plateya vous accompagne dans la mise en conformité et la gestion des situations sensibles.



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Damien GRANGIENS - Fondateur de Plateya

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Fondateur de Plateya, je travaille depuis 5 ans avec des office managers et assistants indépendants sur la transformation digitale et les nouvelles pratiques et techniques agiles exigées dans le développement de leur activité.

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