La France n'a pas transposé la directive au 7 juin 2026. Pourquoi ce n'est pas un sursis, et le processus en 7 étapes à appliquer dès maintenant en PME.
Transparence des salaires : le processus à appliquer en PME
La France n’a pas transposé la directive européenne dans le délai imparti. La date butoir du 7 juin 2026 est passée sans loi française. Beaucoup de dirigeants y voient un sursis. C’est l’erreur d’analyse la plus coûteuse de l’année.
| Appliquer la transparence des salaires : Processus expliqué Au 11 juillet 2026, la France n’a toujours pas transposé la directive (UE) 2023/970 sur la transparence des rémunérations. Le projet de loi — 22 articles — a été transmis au Conseil d’État début juin 2026. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé le 29 juin sa présentation « vraisemblable » en juillet, pour un examen parlementaire en seconde partie d’année et une entrée en vigueur visée au 1er janvier 2028. Ce retard n’est pas un sursis. Trois raisons : (1) l’obligation d’interprétation conforme permet déjà à un juge d’appliquer la logique de la directive ; (2) la charge de la preuve est renversée — c’est à l’employeur de démontrer l’absence de discrimination ; (3) le chantier prend 12 à 18 mois. Le processus tient en 7 étapes : |
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1. Où en est réellement le droit au 11 juillet 2026
La chronologie, sans langue de bois
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Date |
Événement |
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10 mai 2023 |
Adoption de la directive (UE) 2023/970 sur la transparence des rémunérations |
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21 mai 2025 |
Lancement de la concertation avec les partenaires sociaux |
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27 janvier 2026 |
Rapport d’information parlementaire sur l’égalité salariale : 21 recommandations |
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6 mars 2026 |
Première version du projet de loi transmise aux partenaires sociaux |
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Nuit du 4 au 5 juin 2026 |
Nouvelle version : 24 pages, 22 articles, secteur privé + fonction publique |
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7 juin 2026 |
Date butoir européenne DÉPASSÉE. Projet de loi transmis au Conseil d’État |
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18 juin 2026 |
Examen par le CCFP et la CNNCEFP |
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29 juin 2026 |
Farandou (franceinfo) : présentation « vraisemblable » du texte en juillet |
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Juillet 2026 |
Le projet de loi n’est PAS inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire |
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Cible affichée |
Vote fin 2026 / avant la présidentielle 2027 — entrée en vigueur visée au 1er janvier 2028 |
Sources : ministère du Travail ; AEF info (5 juin 2026) ; franceinfo (29 juin 2026) ; Syndicalisme Hebdo / CFDT (16 juin 2026) ; Service-Public Entreprendre, mise à jour du 19 juin 2026.
Le piège dans lequel 3 PME sur 4 sont en train de tomber
Le raisonnement dominant, en juillet 2026, est le suivant : « La loi n’est pas votée, l’application est repoussée à 2028, on verra en 2027. »
Ce raisonnement est faux, pour une raison juridique précise : la directive n’a pas besoin de la loi française pour peser sur un contentieux prud’homal. Un juge saisi d’un litige salarial peut, dès aujourd’hui, interpréter le droit interne à la lumière du texte européen — c’est l’obligation d’interprétation conforme. Et la Cour de cassation a déjà ouvert la voie sur le droit à la preuve en matière salariale (Cass. soc., 8 mars 2023, n° 21-12.492).
Autrement dit : la charge de la preuve est en train de basculer avant même que la loi n’arrive. Une salariée qui produit un faisceau d’indices sur un écart de rémunération placera l’employeur en position de devoir justifier. Avec quoi ? Une grille ? Des critères écrits ? Un compte rendu de revue salariale ? Si la PME n’a rien, elle perd.
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Le principe à retenir Le calendrier législatif protège le législateur. Il ne protège pas l’employeur. |
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Le vrai point de bascule : mi-octobre 2026 Béatrice Lestic (CFDT), citée par Syndicalisme Hebdo le 16 juin 2026, pointe l’échéance qui compte : si le projet de loi n’est pas inscrit à l’ordre du jour du Parlement d’ici mi-octobre 2026, la France n’aura pas transposé la directive avant 2028 — soit près de cinq ans après son adoption européenne. |
Les chiffres qui devraient faire réfléchir tout dirigeant
- 14,2 % : l’écart de rémunération femmes-hommes en France à temps de travail égal, dont près de 4 % restent inexpliqués — c’est-à-dire indéfendables sous un régime de charge de la preuve inversée. (ConvictionsRH, avril 2026)
- 6,2 % des entreprises françaises ont un projet formalisé de mise en conformité. 75 % n’ont pas commencé. (ConvictionsRH, avril 2026)
- 56 % des professionnels RH citent la transparence salariale comme priorité 2026 — mais 38 % redoutent d’abord les tensions internes, contre seulement 10 % les risques juridiques. (Baromètre RH 2026, PayFit × Éditions Tissot)
Cette dernière statistique est la plus révélatrice : les RH ont peur du mauvais risque. La tension interne se gère avec de la pédagogie et un script managérial. L’amende — jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires selon le projet de loi — ne se gère pas.
2. Ce que la transparence salariale impose, par taille de PME
Deux niveaux à ne jamais confondre. Le socle universel s’applique dès le premier salarié : transparence en recrutement, interdiction de demander l’historique salarial, droit à l’information des salariés, interdiction des clauses de secret salarial. Le reporting, lui, dépend de l’effectif.
Et c’est là que la France durcit : le projet de loi abaisse le seuil de reporting à 50 salariés, là où la directive européenne ne l’impose qu’à partir de 100. Cohérence avec l’Index égalité (EGAPRO), déjà obligatoire à ce seuil — mais qui sera remplacé par 7 indicateurs distincts dès 2027.
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Effectif |
Obligations (état du projet de loi, juin 2026) |
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Moins de 50 salariés |
Fourchette de rémunération dans l’offre d’emploi ou avant le 1er entretien · Interdiction de demander l’historique salarial · Mise à disposition des critères de rémunération et de progression · Interdiction des clauses de secret salarial · Droit d’accès individuel à l’information (réponse sous 2 mois maximum) |
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50 à 99 salariés |
Socle ci-dessus + 7 indicateurs remplaçant l’Index Pénicaud (à partir de 2027). Seuil français, plus strict que la directive européenne. |
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100 à 249 salariés |
Socle + reporting sur les écarts F/H : moyenne, médiane, quartiles, composantes variables, ventilation par catégories de travailleurs. |
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250 salariés et plus |
Reporting annuel. Écart moyen ≥ 5 % non justifié et non corrigé sous 6 mois → évaluation conjointe obligatoire avec les représentants du personnel + plan d’action correctif. |
Les sanctions prévues par le projet de loi
- Jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires (secteur privé) en cas de manquement aux obligations de déclaration ou d’actions correctrices
- 450 € par manquement en cas de non-réponse à une demande d’information d’un salarié
- Sanctions applicables également aux diffuseurs d’offres d’emploi
- Réparation intégrale du préjudice — arriérés, préjudice moral, perte d’opportunités de carrière — sans plafonnement
- Exclusion possible des marchés publics
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Le point que presque personne ne relève Le projet de loi précise que le salarié n’a pas le droit de demander le salaire de ses collègues. Il ne peut obtenir que des niveaux moyens ventilés par sexe, par catégorie de travailleurs. Le texte prévoit en outre des garde-fous contre les demandes abusives, répétitives ou systématiques. C’est l’argument central pour désamorcer la peur des tensions internes — celle-là même que 38 % des RH citent en premier. |
Réserve méthodologique : le projet de loi n’est pas adopté. Les modalités exactes évolueront après examen par le Conseil d’État et le Parlement. Le socle issu de la directive, lui, est stable.
3. Le processus en 7 étapes pour appliquer la transparence des salaires dans votre PME

C’est le cœur opérationnel. Chaque étape indique qui fait quoi dans le tandem DRH externalisé / Office manager freelance — le mode d’organisation que Plateya voit fonctionner le mieux sur les PME de 30 à 250 salariés.
Étape 1 — Cadrer et diagnostiquer (2 à 3 mois)
Décider du niveau d’ambition : conformité minimale, ou démarche d’équité assumée en levier de marque employeur ? Ce choix conditionne tout le reste. Puis cartographier : effectif actuel et prévisionnel (franchissement des seuils 50, 100, 150, 250), périmètres, métiers sous tension.
Le diagnostic à mener
- Existe-t-il des grilles salariales ? des fiches de poste à jour ?
- Des critères de progression écrits ? Des clauses de confidentialité salariale dans les contrats ?
- Un suivi des écarts F/H ? Un Index égalité publié ?
Le point aveugle : la data. Qualité des données de paie, capacité d’extraction du SIRH, historisation. Sans données propres, aucun indicateur n’est calculable — et aucune justification n’est opposable.
Étape 2 — Construire le référentiel emplois et la classification (3 à 6 mois)
La directive repose sur la notion de « travail de même valeur » — et non de « même poste ». Impossible à instruire sans base de comparaison objective. Il faut donc :
- Un référentiel d’emplois : familles de métiers, niveaux de séniorité, fiches de poste normalisées
- Une grille de classification appuyée sur des critères non sexistes explicites : compétences, responsabilités, charge de travail, conditions d’exercice
- Une cartographie des catégories de travailleurs comparables
C’est l’étape la plus lourde, la plus impopulaire et la plus déterminante. Une PME qui la saute n’aura jamais rien à opposer à un juge.
Étape 3 — Poser les fourchettes de rémunération
Par famille et par niveau : fixe, variable, avantages. Avec des règles écrites de positionnement à l’embauche (expérience, compétences rares, tension marché) et de progression (mérite, évolution de poste, ancienneté, montée en compétence).
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Règle d’or Si le critère de positionnement dans la fourchette n’est pas écrit avant l’embauche, il ne sera pas défendable après. |
Étape 4 — Refondre le recrutement (2 à 3 mois)
- Standardiser tous les modèles d’offre — site carrière, jobboards, LinkedIn, cabinets — avec une section « Rémunération » obligatoire : fourchette issue de la grille + composantes variables
- Réécrire les scripts d’entretien et les check-lists : bannir toute question sur le salaire actuel ou passé. Cela vaut aussi pour vos cabinets externes
- Vérifier le caractère non sexiste des intitulés de poste et des offres
Point sous-estimé : les sanctions envisagées visent aussi les diffuseurs d’offres. Vos partenaires recrutement doivent être briefés — leur manquement devient votre problème.
Étape 5 — Formaliser la politique de rémunération interne
Rédiger une note de cadrage rémunération : critères de fixation, règles de progression, primes, promotions. La rendre facilement accessible (intranet, livret d’accueil, accords collectifs).
Puis — et c’est la partie que tout le monde oublie — construire le workflow de réponse aux demandes d’information.
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Élément du workflow |
À définir |
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Canal de demande |
Email dédié ? Formulaire interne ? |
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Responsable |
RH ? Manager ? Direction ? |
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Délai |
2 mois maximum (directive) |
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Format de réponse |
Modèle type, données anonymisées |
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Traçabilité |
Registre des demandes et des réponses |
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Garde-fou |
Traitement des demandes abusives ou répétitives |
Sans workflow, la réponse arrive en retard. En retard = 450 € par manquement selon le projet de loi.
Étape 6 — Indicateurs et reporting
Même sous les seuils, une PME a intérêt à piloter : écarts moyens par métier et par niveau, distribution par quartiles, part des bénéficiaires de variables, écarts sur les composantes variables — là où les inégalités se logent réellement.
Deux raisons : anticiper le franchissement de seuil, et découvrir les écarts avant qu’un salarié ne les découvre.
Le nouvel indicateur d’écart par catégorie de travail de valeur égale sera, selon la dernière version du texte, communiqué aux salariés et au CSE mais non rendu public — pour protéger la confidentialité. Les autres indicateurs seront publiés sur le site du ministère du Travail.
Étape 7 — Gouvernance, RGPD et conduite du changement
- Comité rémunération & équité : Direction + RH + CSE le cas échéant. Réunion à chaque revue salariale
- Purge des clauses de secret salarial dans les contrats et chartes — elles seront interdites
- Traçabilité systématique : compte rendu écrit de chaque décision salariale, avec le critère appliqué. C’est votre seule défense sous charge de la preuve inversée
- RGPD : accès restreint, pseudonymisation des reportings, traçabilité des traitements
- Formation des managers d’abord. Un manager incapable d’expliquer une fourchette crée exactement la tension interne que 38 % des RH redoutent
4. Le couple DRH externalisé + Office manager freelance
Pourquoi une PME de 30 à 250 salariés ne peut pas faire ça seule
Le chantier transparence salariale exige simultanément deux natures de compétence :
- Une expertise de doctrine : lecture de la directive, arbitrage juridique, construction d’une classification opposable, dialogue avec le CSE
- Une capacité d’exécution industrielle : nettoyer 200 lignes de paie, réécrire 40 fiches de poste, standardiser 15 modèles d’offre, opérer un registre de demandes
Aucun profil ne fait bien les deux. Et une PME de 80 salariés ne recrute pas un DRH senior à temps plein pour un chantier de 12 mois.
La répartition qui fonctionne
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Étape |
DRH externalisé (temps partagé) |
Office manager freelance / OBM |
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1. Diagnostic |
Cadrage, lecture du risque juridique |
Audit documentaire, extraction et nettoyage des données paie |
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2. Référentiel |
Construction de la classification |
Normalisation des fiches de poste |
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3. Fourchettes |
Arbitrage des fourchettes |
Mise en forme, diffusion, versioning |
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4. Recrutement |
Doctrine et critères de positionnement |
Refonte des modèles d’offre et des scripts |
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5. Politique de rémunération |
Rédaction de la note de cadrage |
Opération du workflow de demandes |
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6. Indicateurs |
Lecture et interprétation des écarts |
Production des indicateurs et tableaux de bord |
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7. Gouvernance |
Animation du comité, dialogue CSE |
Traçabilité, registre, conformité RGPD |
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Charge type |
1 à 3 jours / mois |
2 à 6 jours / mois selon la phase |
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Le point contre-intuitif — et c’est le mode de défaillance n° 1 Le DRH externalisé part une fois le cadre posé. L’Office manager freelance, lui, reste. Parce que la transparence salariale n’est pas un projet — c’est un processus permanent : chaque offre publiée, chaque demande d’information reçue, chaque revue salariale annuelle réactive l’obligation. Une PME qui n’internalise pas le run après la mission de conseil régresse en 18 mois. La conformité n’est pas un livrable. C’est une routine. |
5. ZOOM — Où trouver un DRH externalisé pour une mission transparence des salaires ?
C’est la question opérationnelle qui bloque la plupart des dirigeants. Quatre voies existent. Elles n’ont ni le même coût, ni le même risque.
Les 4 canaux, comparés
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Canal |
Délai |
Coût |
Limite |
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Cabinet de conseil RH généraliste |
2 à 6 semaines |
Le plus élevé |
Livrable standardisé, pas de run. Senior en avant-vente, junior en exécution |
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Réseau personnel / bouche-à-oreille |
Aléatoire |
Variable |
Aucune garantie de compétence sur la classification et la « valeur égale ». Aucun recours |
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Plateformes freelance généralistes |
Rapide |
Bas |
Volume de profils non qualifiés, aucun filtre de séniorité RH. Le tri est à votre charge |
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Marketplace spécialisée profils RH senior — Plateya Executive Transition |
7 à 14 jours |
Transparent, TJM médian constaté 450 € HT |
Nécessite un brief précis — cet article vous permet de l’écrire |
Les 3 compétences non négociables
Un DRH senior généraliste ne suffit pas sur ce sujet. Vérifiez les trois compétences discriminantes :
- La pesée de postes et la classification. C’est un métier à part entière. Demandez un exemple de grille construite, pas un CV.
- La maîtrise de la notion de « travail de même valeur » — pas « même poste ». C’est sur cette notion que se joueront les contentieux.
- L’expérience du dialogue social sur la rémunération. Le sujet est explosif en interne. 38 % des RH le savent déjà.
Le brief type à envoyer
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Rubrique |
À renseigner |
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Mission |
Mise en conformité transparence salariale (directive UE 2023/970) |
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Contexte |
Effectif · Secteur · CSE oui/non · Index égalité publié oui/non |
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Existant |
Grilles salariales oui/non · Fiches de poste à jour oui/non |
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Périmètre |
Diagnostic · référentiel emplois · classification · fourchettes · politique de rémunération · workflow d’information |
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Durée / rythme |
6 à 12 mois · X jours par mois |
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Livrables |
Grille de classification opposable · note de cadrage rémunération · modèles d’offre conformes · procédure de réponse aux demandes · tableau de bord des écarts |
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Compétences exigées |
Classification / pesée de postes · notion de travail de même valeur · dialogue social · RGPD données RH |
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6. Les 6 erreurs qui coûtent cher
- Attendre la loi. Le calendrier protège le législateur, pas l’employeur. L’interprétation conforme joue déjà.
- Confondre « même poste » et « travail de même valeur ». Toute la directive tient dans cette nuance. Un assistant de direction et un technicien de maintenance peuvent relever de la même valeur.
- Publier une fourchette bidon. « 30 000 – 70 000 € » n’est pas une fourchette, c’est un aveu d’absence de grille. Les partenaires sociaux ont déjà demandé un encadrement de l’amplitude — non retenu à ce stade, mais le sujet reviendra.
- Oublier le variable. C’est là que les écarts se logent. La directive vise l’ensemble de la rémunération, composantes variables et complémentaires comprises.
- Traiter le sujet comme un projet, pas comme un processus. Sans run, la conformité se dégrade en 18 mois
- Laisser les managers sans script. La tension interne ne vient pas de la transparence : elle vient de managers incapables d’expliquer une décision salariale.
7. FAQ — Transparence des salaires en PME
La loi française sur la transparence des salaires est-elle votée ?
Non. Au 11 juillet 2026, la France n’a pas transposé la directive (UE) 2023/970, dont la date butoir était le 7 juin 2026. Le projet de loi de 22 articles a été transmis au Conseil d’État début juin 2026. Le ministre du Travail a annoncé le 29 juin 2026 une présentation « vraisemblable » en juillet, un examen parlementaire en seconde partie d’année, et vise une entrée en vigueur au 1er janvier 2028.
Puis-je attendre 2028 pour agir ?
Non. Trois raisons : l’obligation d’interprétation conforme permet à un juge d’appliquer la logique de la directive dès aujourd’hui ; la charge de la preuve est inversée, ce qui rend une PME sans grille ni critères écrits indéfendable ; et le chantier lui-même prend 12 à 18 mois.
Suis-je concerné si j’ai moins de 50 salariés ?
Oui. Le socle — fourchette dans l’offre d’emploi, interdiction de demander l’historique salarial, droit d’accès à l’information, interdiction des clauses de secret salarial — s’applique dès le premier salarié. Seul le reporting dépend de l’effectif.
Un salarié pourra-t-il connaître le salaire de son collègue ?
Non. Le salarié peut obtenir les niveaux moyens de rémunération de sa catégorie, ventilés par sexe — pas les salaires individuels. Des garde-fous contre les demandes abusives ou répétitives sont prévus par le projet de loi.
Quelles sanctions en cas de manquement ?
Selon le projet de loi de juin 2026 : jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires pour un manquement aux obligations de déclaration ou d’actions correctrices ; 450 € par manquement en cas de non-réponse à un salarié ; réparation intégrale du préjudice sans plafonnement ; exclusion possible des marchés publics. Ces montants restent soumis au vote du Parlement.
Quel est le seuil de reporting en France ?
50 salariés. La France va plus loin que la directive (100 salariés), par cohérence avec l’Index égalité déjà obligatoire à ce seuil. L’Index actuel sera remplacé par 7 indicateurs distincts, prévus à partir de 2027.
Combien de temps faut-il pour se mettre en conformité ?
12 à 18 mois pour une PME de 30 à 250 salariés : 2 à 3 mois de diagnostic, 3 à 6 mois de construction des référentiels et grilles, 2 à 3 mois de refonte du recrutement, 3 à 6 mois de mise en place des indicateurs et de la gouvernance.
Faut-il recruter un DRH pour ce chantier ?
Rarement. Le format le plus efficace en PME est le couple DRH externalisé + Office manager freelance : le premier construit la doctrine et la classification (1 à 3 jours par mois), le second industrialise et opère le processus dans la durée. Vous trouverez un DRH externalisé sur Plateya Executive Transition, avec un déploiement en 7 à 14 jours.
Que se passe-t-il si un écart de 5 % est constaté ?
Pour les entreprises soumises au reporting : si un écart moyen d’au moins 5 % n’est pas justifié par des critères objectifs et non sexistes, et n’est pas corrigé sous six mois, l’employeur doit conduire une évaluation conjointe des rémunérations avec les représentants du personnel et élaborer un plan d’action correctif.
Sources
- Directive (UE) 2023/970 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 — JOUE du 17 mai 2023
- Ministère du Travail — projet de loi de transposition, version transmise aux partenaires sociaux dans la nuit du 4 au 5 juin 2026 (22 articles, 24 pages), relayée par AEF info
- franceinfo, 29 juin 2026 — déclaration de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail
- Syndicalisme Hebdo (CFDT), 16 juin 2026 — transmission au Conseil d’État ; alerte de Béatrice Lestic sur l’échéance de mi-octobre 2026
- Service-Public Entreprendre (DILA), mise à jour du 19 juin 2026 — dépôt au Parlement attendu en juillet 2026 ; sanctions applicables aux diffuseurs d’offres
- PayFit × Éditions Tissot, Baromètre RH 2026 — 56 % de priorité RH ; 38 % craignent les tensions internes contre 10 % le risque juridique ; sanctions jusqu’à 1 % du CA et 450 € par manquement
- ConvictionsRH, avril 2026 — 14,2 % d’écart F/H ; 6,2 % d’entreprises avec projet formalisé ; 75 % n’ont pas commencé
- Juritravail, juin 2026 — seuil français abaissé à 50 salariés ; entrée en vigueur visée au 1er janvier 2028
- Cass. soc., 8 mars 2023, n° 21-12.492 — droit à la preuve en matière salariale
Article mis à jour le 11 juillet 2026. Le projet de loi n’étant pas adopté, certaines modalités sont susceptibles d’évoluer. Cet article est actualisé à chaque étape du processus législatif.