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Pitch QVEMA saison 6 : structure validée + analyse Ti3rs

08 Mai 2026 à 10:49

Structure du pitch QVEMA décryptée par un coach exécutif. 5 piliers, template 90s, analyse minute par minute du pitch Ti3rs (saison 6, 2026).


Pitch Qui Veut Être Mon Associé : la structure validée pour la saison 6 (analyse minute par minute du pitch Ti3rs)

Par Damien Grangiens · Coach exécutif · Fondateur d'Excellence Coaching · Mis à jour pour la saison 6 (M6, 2026)

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez 90 secondes pour convaincre 7 investisseurs aguerris devant 2 millions de téléspectateurs. Pas de seconde chance, pas de slide de secours, pas de café entre deux respirations. Sur les 1 000 candidatures reçues chaque saison par M6, 60 entrepreneurs passent à l'antenne — et seul un sur deux repart financé. La différence entre les deux ? Rarement le projet. Presque toujours la structure du pitch.

Cet article décrypte la structure du pitch qui fonctionne dans Qui Veut Être Mon Associé (QVEMA), à partir d'un cas d'école analysé seconde par seconde : la prestation d'Evan Galet pour son application Ti3rs, un pitch noté 19/20 par notre cabinet. Vous repartirez avec un template chronométré à 90 secondes, une grille d'auto-évaluation, et les 7 erreurs qui éliminent un candidat avant la fin de l'accroche.

 

 

L'essentiel en 30 secondes

La structure du pitch QVEMA repose sur 5 piliers indissociables :

(1) une accroche émotionnelle ou frappante de 10 secondes,
(2) un storytelling qui établit votre légitimité personnelle,
(3) une solution articulée autour de 3 bénéfices clairs,
(4) un business model prouvé par la traction, et
(5) une négociation préparée avec un ancrage et une marge de dilution.

Le format télévisé impose une discipline narrative quasi militaire : chaque seconde doit faire avancer une décision d'investissement.

 

 

 

Qui Veut Être Mon Associé saison 6 (M6, 2026) : ce qui change pour les candidats


La saison 6 de Qui Veut Être Mon Associé a démarré le 8 janvier 2026 sur M6, en prime time du jeudi soir à 21h10 — un nouveau créneau stratégique qui marque la consolidation du programme comme rendez-vous incontournable de l'entrepreneuriat français. Six saisons après son lancement en 2020, l'émission affiche un bilan rare en télévision business : plus de 220 pitchs diffusés, 120 projets financés, et plus de 25 millions d'euros investis cumulés.

Pour la saison 6, M6 réunit sept investisseurs autour de la table, dont un nouveau venu qui change la donne pour les candidats SaaS et tech.

 

Le jury 2026 en un coup d'œil


Investisseur

Entreprise emblématique

Profil de pitch attendu

Marc Simoncini

Meetic (1,5 M€ de cession)

Analyse de l'expérience utilisateur, scalabilité produit, intuition fondateur

Éric Larchevêque

Ledger (2,2 M€)

Discipline financière, KPIs, trajectoire de rentabilité

Anthony Bourbon

Feed (record 5 M€)

Marque, exécution rapide, ambition de marché

Kelly Massol

Les Secrets de Loly

Positionnement, communauté, beauté & lifestyle

Alice Lhabouz

Trecento Asset Management

Lecture financière exigeante, valorisation

Jean-Michel Karam

IEVA

Tech & deeptech, innovation produit

Jonathan Anguelov (NOUVEAU)

Aircall (licorne tech)

SaaS B2B, métriques (MRR, churn, CAC, LTV), expansion internationale

 

 

Ce que la saison 6 change concrètement

L'arrivée de Jonathan Anguelov, fondateur d'Aircall, déplace l'exigence vers les métriques SaaS B2B (MRR, churn, CAC/LTV) et l'ambition d'internationalisation. Les pitchs purement émotionnels sans appui chiffré deviennent encore plus risqués qu'avant. À l'inverse, un projet tech avec une traction mesurable trouve cette saison un allié de poids dans le jury — c'est une fenêtre stratégique pour les fondateurs SaaS.

 

 

La structure du pitch QVEMA validée : les 5 piliers indissociables


 

 

Après avoir disséqué des dizaines de pitchs de QVEMA et accompagné des fondateurs en préparation de levée, j'ai identifié une structure qui revient systématiquement chez les pitchs qui closent un deal. Ce n'est pas un "plan" — c'est un système narratif où chaque pilier prépare le suivant. Sauter une étape, c'est perdre le fil de la décision dans la tête de l'investisseur.

 

 

Pilier

Durée cible

Objectif

Risque si raté

1. L'accroche (Hook)

0–10 sec

Capter l'attention, créer l'urgence

Le jury décroche, vous récupérez sur la défensive

2. Le storytelling

10–25 sec

Établir votre légitimité personnelle

Le pourquoi-vous est creux, le projet semble opportuniste

3. La solution

25–55 sec

Démontrer la clarté du produit

Vous noyez le jury dans les fonctionnalités

4. Le business model

55–80 sec

Prouver la viabilité économique

Le projet bascule dans la catégorie "associatif"

5. La négociation

80–90 sec + Q&R

Verrouiller un ancrage tenable

Vous cédez trop, ou vous bloquez le deal

 

 

Pilier 1 — L'accroche : capturer l'attention en 10 secondes


Les dix premières secondes décident si le jury va écouter ou attendre. À ce stade, l'investisseur n'a aucune information sur votre marché, votre traction, votre équipe : il a juste son intuition de pitcher. Votre accroche doit faire trois choses en même temps — créer une rupture, situer un enjeu, et donner envie de la suite. Trois techniques fonctionnent dans QVEMA :


  1. La preuve sensorielle : faire entendre, voir ou ressentir le problème plutôt que le décrire (lecture d'un message, démo en direct, objet brandi).

  2. Le contraste statistique : poser un chiffre qui crée immédiatement une dissonance cognitive ("X millions de personnes vivent Y, et personne n'a encore résolu le problème").

  3. La déclaration de leadership : annoncer d'emblée son positionnement ("Je suis le leader de…") quand on peut tenir l'affirmation.





Analyse du pitch de Ti3rs








Cas Ti3rs — l'accroche brutale et immersive (00:17)

Evan Galet ouvre son pitch en lisant à voix haute des messages de menaces et d'insultes reçus par des victimes. Elle ne raconte pas le cyberharcèlement : elle le fait entendre. Cette décision narrative — extrêmement risquée — fonctionne parce qu'elle place les investisseurs dans la peau d'une victime, instantanément. La tension dramatique créée rend la solution non seulement souhaitable, mais vitale. C'est l'inverse de l'accroche prudente qui cherche à "poser le contexte" : elle l'impose.

 



Pilier 2 — Le storytelling : transformer le « pourquoi vous » en argument d'investissement


Une fois l'attention captée, l'investisseur cherche une réponse à une seule question : pourquoi vous, et pas un autre, êtes la bonne personne pour exécuter ce projet ? Le storytelling sert exclusivement à répondre à cette question. Ce n'est ni votre CV, ni votre histoire personnelle complète — c'est le récit qui démontre que vous êtes le fondateur le plus légitime sur ce marché.

Trois éléments doivent être présents : un déclencheur personnel ou observé (le moment où le problème vous est devenu insupportable), un parcours de tentatives ratées (vous avez essayé les solutions existantes, elles ne marchent pas), et un point de bascule (vous avez décidé de construire vous-même la réponse).


Cas Ti3rs — la légitimité par la résilience (01:05)

Evan Galet se présente comme une « survivante » du cyberharcèlement. Pour les investisseurs, deux choses se jouent immédiatement. D'abord, une résilience personnelle hors norme — un signal fondateur de premier ordre. Ensuite, à 06:43, elle explique avoir testé toutes les limites du système actuel (avocats, famille, police) avant de créer sa solution. Ce parcours de "client frustré devenu entrepreneur" est l'archétype narratif que les investisseurs cherchent : il prouve à la fois la connaissance intime du problème et la motivation à long terme.

 

 

Pilier 3 — La solution : 3 bénéfices, pas 30 fonctionnalités


C'est le pilier où la majorité des candidats déraillent. Fier de son produit, le fondateur veut tout montrer — et finit par noyer le jury dans des fonctionnalités. La règle d'or : un investisseur ne retient jamais plus de 3 bénéfices dans un pitch de 90 secondes. Au-delà, vous diluez votre proposition de valeur.

Articulez votre solution autour de 3 piliers fonctionnels nommés clairement. Ces 3 piliers doivent répondre à 3 douleurs distinctes du persona, pas à 3 fonctionnalités du produit. Si vous avez plus, regroupez. Si vous en avez deux seulement, ne forcez pas le troisième : assumez la simplicité.


Cas Ti3rs — trois piliers, trois douleurs résolues (01:28)


Eva n Galet articule sa proposition autour de trois bénéfices nommés :


(1) Filtrage — les insultes sont remplacées par un "langage fleuri" (03:05),
(2) Sérénité — gestion intelligente des notifications pour ne plus subir le harcèlement en continu,
(3) Preuve juridique — archivage sécurisé pour la justice. Trois douleurs, trois réponses, zéro confusion.

Et surtout, elle place une innovation différenciante : un nouveau numéro de téléphone généré par l'application (02:44) qui protège l'utilisateur sans forcer l'agresseur à installer l'appli. C'est la réponse technique brillante à une barrière d'usage majeure — exactement le détail qui fait basculer un investisseur.

 



Pilier 4 — Le business model : passer de l'émotion à la raison


C'est le pilier qui sépare les projets financés des projets applaudis. Beaucoup de pitchs émotionnellement forts s'effondrent ici parce que les fondateurs traitent le business model comme une obligation administrative à expédier. Or c'est précisément le moment où l'investisseur quitte son cerveau émotionnel pour activer son cerveau analytique. Vous devez l'accompagner.


Trois éléments doivent être chiffrés et nommés explicitement :


  • La traction réelle : chiffre d'affaires actuel, nombre de clients/abonnés, courbe de croissance des 6 à 12 derniers mois.

  • Le marché et le go-to-market : taille du marché adressable, segments cibles (B2C / B2B / institutionnel), canaux d'acquisition validés.

  • Les signaux de de-risking : partenariats institutionnels, validations clients de référence, brevets ou barrières à l'entrée.


Cas Ti3rs — la bascule émotion/raison parfaitement exécutée (04:15)

Au moment où le jury est encore sous la charge émotionnelle, Evan Galet enchaîne avec des chiffres précis : 30 000 € de CA, 3 000 abonnements actifs (04:46), une vision B2B explicite ciblant les CAF, collectivités, mutuelles et entreprises (62 % des victimes sont salariées, 05:50).

Puis elle place le coup de grâce : des tests en cours avec des tribunaux (06:31).

Cette validation institutionnelle "de-risque" massivement l'investissement aux yeux des jurés. Pour eux, le projet ne dépend plus uniquement de l'exécution de la fondatrice — il a déjà des actifs validés.

 



Pilier 5 — La négociation : ancrage, dilution, choix d'investisseur


La négociation commence avant même l'ouverture du round. Votre demande initiale (le montant et le pourcentage proposé) est un ancrage qui définit la valorisation implicite de l'entreprise. C'est le seul chiffre que vous contrôlez à 100 % — tout le reste se négocie. Préparez-le avec autant de rigueur qu'un term sheet.


Trois principes :

  1. Ancrer haut, mais défendable : la valorisation implicite doit être justifiable par un comparable sectoriel ou un multiple de revenus crédible.

  2. Calculer sa marge de dilution avant le pitch : connaissez votre plancher absolu et le pourcentage que vous êtes prêt à céder en échange d'un investisseur stratégique.

  3. Évaluer la valeur ajoutée des investisseurs au-delà du cash : un investisseur avec un réseau distribution est parfois plus précieux qu'un investisseur avec un chèque plus gros.



Cas Ti3rs — la dilution intelligente (13:31)

Evan Galet entre avec une demande de 100 k€ pour 12 %, soit une valorisation pre-money implicite d'environ 730 k€. Elle ressort avec 200 k€ pour 30 % auprès de quatre investisseurs : Marc Simoncini, Kelly Massol, Tony Parker et Jean-Pierre Nadir. La dilution est doublée (30 % au lieu de 12 %), mais la décision est rationnelle : la valeur ajoutée combinée de quatre mentors de ce calibre — réseau, médias, expertise produit, accès B2B — dépasse de loin les 18 % supplémentaires cédés. C'est une décision de chef d'entreprise visionnaire, pas une capitulation. La leçon : ne défendez pas un pourcentage, défendez un projet.

 

 

Cas d'étude : décryptage minute par minute du pitch Ti3rs (Eva N Galet)


Le pitch d'Eva N Galet pour son application Ti3rs est l'un des cas d'école les plus instructifs des dernières saisons de QVEMA. Note coach : 19/20. Voici le décryptage temporel complet.

 

Timecode

Séquence

Décision narrative

Effet sur le jury

00:17

Hook brutal

Lecture de messages de menace

Choc, immersion immédiate

01:05

Storytelling

Auto-déclaration de "survivante"

Légitimité fondateur établie

01:28

Solution (3 piliers)

Filtrage / Sérénité / Preuve juridique

Clarté, mémorisation

02:44

Innovation produit

Nouveau numéro généré sans installation côté agresseur

Validation technique

03:05

Démonstration

Le "langage fleuri" qui remplace les insultes

Adhésion produit

04:06

Première objection

Marc Simoncini soulève l'enjeu IA / scaling

Test de la maîtrise technique

04:15

Bascule business

Annonce du modèle économique

Activation du cerveau analytique

04:46

Traction

30 000 € CA, 3 000 abonnés

Crédibilité économique

05:50

Marché B2B

62 % des victimes sont salariées → cible entreprises

Élargissement du TAM

06:31

De-risking

Tests en cours avec des tribunaux

Validation institutionnelle

06:43

Parcours fondateur

Avocats, famille, police : tous insuffisants

Mission au-delà du profit

13:31

Closing

100 k€/12 % → 200 k€/30 % avec 4 investisseurs

Deal multi-mentors verrouillé

 

Bilan coach — Note 19/20

Points forts : posture calme et digne, clarté sur un sujet émotionnellement chargé, capacité à émouvoir des investisseurs aguerris tout en les rassurant sur la rentabilité. Le seul point d'attention pour la suite : l'automatisation par IA mentionnée par Marc Simoncini reste son prochain défi technique pour passer à l'échelle internationale sans perdre la qualité de modération. Ce qui n'est pas un défaut du pitch — c'est la prochaine ligne du roadmap.

 

Le template chronométré : votre pitch QVEMA en 90 secondes


Voici la grille temporelle que je recommande aux entrepreneurs en préparation de leur pitch QVEMA. Les durées sont indicatives, mais les ratios sont validés sur les pitchs financés des cinq dernières saisons.

 

Tranche

Séquence

Contenu à délivrer

Mots-clés à retenir

0–10 sec

Hook

Phrase / chiffre / preuve sensorielle

Rupture, immersion

10–25 sec

Story

Pourquoi vous, votre déclencheur

Légitimité, parcours

25–40 sec

Problème

Quelle douleur, pour qui, à quelle échelle

Marché, urgence

40–60 sec

Solution

3 bénéfices nommés + différenciation

Clarté, innovation

60–75 sec

Traction

CA, clients, validations, partenariats

Preuves, de-risking

75–85 sec

Vision

Où va l'entreprise dans 3 ans

Ambition, scale

85–90 sec

The Ask

Montant + % + valeur ajoutée recherchée

Précision, ancrage

 

 

Le test du miroir

Filmez-vous en respectant ce template. Si à 90 secondes vous n'avez pas terminé la séquence "The Ask", coupez du contenu — ne réduisez pas le hook ou la traction. Les coupes doivent porter sur le storytelling (resserrez à l'essentiel) et la solution (passez de 3 bénéfices développés à 3 bénéfices nommés).

 

 

Les 7 erreurs fatales qui éliminent un candidat en 30 secondes



Sur les pitchs ratés que j'ai analysés, sept erreurs reviennent systématiquement. Elles ne tuent pas le projet — elles tuent le pitch, ce qui en télévision est strictement équivalent.




  1. Le hook contextuel mou : ouvrir par "Bonjour, je m'appelle X et j'ai créé Y". Vous brûlez vos 10 premières secondes. Le jury sait déjà votre nom.

  2. La sur-présentation produit : passer 50 secondes sur les fonctionnalités. Au-delà de 3 bénéfices, vous diluez.

  3. Les chiffres non incarnés : annoncer un CA sans préciser le mois, ni la croissance, ni la marge. Donner un chiffre nu, c'est inviter une objection.

  4. L'absence de preuve sociale : aucun client nommé, aucun partenariat cité, aucune validation institutionnelle. Le jury ne peut pas "de-risquer" mentalement.

  5. La dilution sans ancrage : annoncer "je suis ouvert à discuter" plutôt qu'un montant et un pourcentage précis. Vous laissez le jury fixer la valorisation.

  6. Le sur-jeu émotionnel : forcer la larme ou la véhémence. L'émotion fonctionne quand elle est subie par le jury, pas quand elle est exigée par le pitcher.

  7. L'absence de réponse à "pourquoi maintenant" : ne pas justifier le timing du marché. Tout investisseur cherche une fenêtre, pas une bonne idée intemporelle.

 

La check-list de préparation du pitch QVEMA gagnant


Préparer un pitch QVEMA, c'est un projet à part entière. Voici le rétroplanning que je recommande aux fondateurs accompagnés en coaching.


4 semaines avant le tournage


  • Écrire 3 versions du hook et tester chacune sur 5 personnes hors écosystème entrepreneurial.
  • Bâtir le book de chiffres : CA mensuel sur 12 mois, marge brute, CAC, LTV, churn (si SaaS), TAM/SAM/SOM.
  • Lister les objections probables et préparer une réponse en 2 phrases pour chacune.
  • Définir la fourchette de dilution acceptable : minimum, cible, plafond.


1 semaine avant le tournage


  • Filmer le pitch complet 10 fois minimum, en conditions réelles (debout, sans notes, lumière).
  • Faire 3 sessions de questions hostiles avec un coach, un avocat ou un investisseur sparring partner.
  • Mémoriser les 5 chiffres clés que vous devez sortir sans hésitation : CA, croissance, marge, abonnés, valorisation.
  • Identifier 2 phrases de transition pour rebondir sur une objection sans perdre le fil.


Le jour J


  • Arriver 1 heure en avance, en tenue choisie 48h avant. Pas d'improvisation vestimentaire.
  • Faire un échauffement vocal de 10 minutes (les coachs de QVEMA le confirment : la voix lâche sous l'effet du stress).
  • Avoir une dernière relecture des 3 chiffres clés à 5 minutes du plateau.
  • Respirer trois fois lentement avant la première phrase. Le jury attend, vous ne perdez rien.

 

Grille d'auto-évaluation : notez votre pitch sur 20



Cette grille est issue du framework d'évaluation utilisé en coaching exécutif chez Excellence Coaching. Filmez votre pitch, regardez-le sans son d'abord, puis avec son. Notez chaque dimension de 0 à 4.

 

Dimension

Critères d'évaluation

Note /4

Accroche (Hook)

Rupture créée dès la première phrase, attention captée en moins de 10 secondes

___

Storytelling

Légitimité fondateur établie, parcours cohérent avec le projet, authenticité ressentie

___

Solution & clarté

3 bénéfices maximum nommés, différenciation explicite, jargon évité

___

Business & traction

Chiffres précis et incarnés, marché chiffré, signaux de de-risking présents

___

Posture & ancrage

Demande chiffrée, marge de dilution préparée, posture stable, voix maîtrisée

___

 

Lecture de votre score

16–20/20 : pitch prêt pour QVEMA, travaillez les détails de prosodie. 12–15/20 : structure validée, deux piliers à renforcer. 8–11/20 : structure à revoir, focus sur le hook et le business model. 0–7/20 : ne candidatez pas encore, préparez-vous d'abord en coaching dédié.

 

 

FAQ — Pitch Qui Veut Être Mon Associé




Combien de temps dure un pitch QVEMA ?


Le format télévisé donne aux candidats environ 1 minute 30 (90 secondes) pour présenter leur projet avant l'ouverture des questions du jury. Cette contrainte est non-négociable et conditionne toute la structure du pitch.


Quelle valorisation proposer aux investisseurs de QVEMA ?


La valorisation implicite (montant demandé / pourcentage cédé) doit s'appuyer sur un comparable sectoriel ou un multiple de revenus crédible. Pour une startup early-stage avec une traction réelle, les ancrages observés dans QVEMA tournent autour de 5 à 8x le chiffre d'affaires annuel récurrent. Une valorisation non justifiable est la première raison de blocage du deal.


Faut-il commencer par l'émotion ou par les chiffres ?


Par l'émotion. Diane Gaillard, coach des candidats QVEMA, le confirme : entre un chiffre et l'émotion en accroche, l'émotion l'emporte systématiquement parce qu'elle rapproche immédiatement de l'audience. Les chiffres viennent au pilier 4, quand le cerveau analytique prend le relais.


Comment se préparer aux questions hostiles des jurés ?


Listez les 10 objections les plus probables sur votre projet (concurrence, scalabilité, dépendance fournisseur, validité juridique, etc.) et préparez une réponse en deux phrases pour chacune. Faites trois sessions de sparring avec un coach ou un investisseur avant le tournage. Le jury teste votre maîtrise, pas votre projet.


Quelle est la dilution moyenne acceptée dans QVEMA ?


L'analyse des saisons précédentes montre une dilution moyenne entre 15 % et 30 % selon la maturité du projet et le nombre d'investisseurs entrant au capital. Au-delà de 30 %, vous limitez vos rounds de financement futurs. En dessous de 10 %, la majorité des investisseurs QVEMA refusent le deal.


Peut-on candidater plusieurs fois à QVEMA ?


Oui, M6 accepte les candidatures de fondateurs ayant déjà été refusés ou ayant pitché lors de saisons précédentes, à condition que le projet ait significativement évolué (nouvelle traction, pivot, nouveau produit). Beaucoup de pitchs financés en saison 5 ou 6 sont des deuxièmes tentatives.


Faut-il avoir des slides pour pitcher dans QVEMA ?


Non. Le format de l'émission privilégie la prise de parole directe, parfois accompagnée d'une démonstration produit physique ou d'une vidéo très courte. La force du pitch repose sur l'incarnation orale du fondateur, pas sur le support.

 

Le pitch parfait n'existe pas. Le pitch préparé, oui.


Sur les 1 000 entrepreneurs qui candidatent chaque année à QVEMA, 60 passent à l'antenne et environ la moitié obtiennent un financement. La différence ne tient ni au hasard, ni au charisme inné. Elle tient à la rigueur narrative — un système structuré en 5 piliers, chronométré en 90 secondes, répété jusqu'à ce que la posture devienne naturelle. Evan Galet n'a pas "improvisé" son 19/20 : elle l'a préparé. Comme tout fondateur qui a transformé son projet en deal.

Que vous prépariez votre candidature pour la saison 7 de QVEMA, un pitch devant un fonds, un comité d'investissement BPI ou un board de business angels, la structure reste la même. Et la préparation ne se fait jamais seul.

 

PRÉPARER VOTRE PITCH AVEC UN COACH EXÉCUTIF

Excellence Coaching · Cabinet de coaching exécutif

J'accompagne dirigeants et fondateurs dans la préparation de pitchs à fort enjeu — levée de fonds, comité d'investissement, prise de parole publique, candidature QVEMA. Plus de 140 leaders accompagnés, en français et en anglais. Un pitch travaillé en coaching, c'est trois sessions structurées : analyse du projet et calibrage du hook, construction des 5 piliers et du book de chiffres, mise en condition réelle avec sparring d'objections.


→ Réserver un échange découverte (Damien Grangiens)

 

 

Vidéo analysée dans cet article : Son pitch bouleverse les investisseurs | Ti3rs | QVEMA

Sources : M6, BPI Big Média, Business Cool, ÉcoRéseau Business — Saison 6 de QVEMA, jury 2026 et bilan cumulé de l'émission.

 

 

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Damien GRANGIENS - Fondateur de Plateya

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Fondateur de Plateya, je travaille depuis 5 ans avec des office managers et assistants indépendants sur la transformation digitale et les nouvelles pratiques et techniques agiles exigées dans le développement de leur activité.

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