Coût création entreprise 2026 : le guide complet (tarifs officiels)
29 Mar 2026 à 08:49
Combien coûte la création d’une entreprise en France en 2026 ? Tarifs officiels, frais par statut (micro, SASU, SARL, SCI), erreurs à éviter et budget prévisionnel complet
Coût de création d’entreprise en 2026 : le guide le plus complet du web
Frais d’immatriculation, annonces légales, statuts, capital, assurances, coaching… Chaque euro détaillé, statut par statut, avec les tarifs officiels 2026.
Mis à jour le 29 mars 2026 — Temps de lecture : 22 minutes
Créer une entreprise en France en 2026, c’est possible avec moins de 200 € pour une micro-entreprise… ou plus de 5 000 € si vous lancez une SAS avec accompagnement juridique complet. Entre ces deux extrêmes, il existe des dizaines de postes de dépenses que la plupart des guides négligent : frais bancaires, assurance RC Pro, coaching décisionnel, dépôt de marque, domiciliation, outils numériques de démarrage.
Ce guide a été conçu pour être la ressource la plus exhaustive du web francophone sur le coût réel de la création d’entreprise. Il intègre les tarifs officiels issus de l’arrêté du 25 février 2026, les montants moyens constatés sur le marché, et les recommandations stratégiques pour optimiser chaque poste budgétaire.
Que vous soyez futur freelance, créateur de société, porteur de projet en reconversion ou entrepreneur serial, vous trouverez ici un budget prévisionnel personnalisable, des tableaux comparatifs par statut juridique et des conseils concrets pour éviter les erreurs coûteuses dès le départ.
1. Vue d’ensemble : combien coûte réellement la création d’une entreprise en France ?
Avant de plonger dans le détail par statut juridique, il est essentiel de comprendre la structure générale des coûts. Le budget total de création se décompose en trois grandes catégories : les frais administratifs obligatoires, les frais d’accompagnement professionnel et les frais de démarrage opérationnel.
1.1 Les trois catégories de coûts à anticiper
Frais administratifs obligatoires : immatriculation au RCS ou au Répertoire des métiers, déclaration des bénéficiaires effectifs (DBE), publication d’annonce légale. Ces frais sont fixés par arrêté ministériel et varient selon le statut juridique et la nature de l’activité.
Frais d’accompagnement : rédaction des statuts (avocat, expert-comptable ou legaltech), commissaire aux apports (si apport en nature), coaching décisionnel. Ces frais sont variables et dépendent du niveau de complexité du projet et des prestataires choisis.
Frais de démarrage opérationnel : compte bancaire professionnel, assurance RC Pro, dépôt de marque à l’INPI, domiciliation, site web, outils numériques, communication de lancement. Ces frais sont souvent sous-estimés mais conditionnent la crédibilité et la pérennité de l’entreprise.
1.2 Tableau synthétique des coûts création entreprise : fourchettes de budget par type de structure
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Statut juridique |
Frais admin. |
Accompagnement |
Démarrage |
Total estimé |
|
Micro-entreprise |
0 – 45 € |
0 – 200 € |
100 – 500 € |
100 – 750 € |
|
EI classique |
22 – 45 € |
0 – 500 € |
200 – 800 € |
250 – 1 350 € |
|
EURL / SARL |
180 – 250 € |
0 – 3 000 € |
300 – 1 500 € |
500 – 4 750 € |
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SASU / SAS |
200 – 260 € |
0 – 2 500 € |
300 – 1 500 € |
500 – 4 260 € |
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SCI |
275 – 310 € |
500 – 3 000 € |
200 – 800 € |
975 – 4 110 € |
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SA |
250 – 500 € |
2 000 – 5 000 € |
500 – 2 000 € |
2 750 – 7 500 € |
Ces fourchettes incluent les honoraires d’accompagnement (statuts, comptabilité initiale) mais excluent le capital social, qui n’est pas une dépense à proprement parler puisqu’il reste la propriété de la société.
2. Frais préalables à la création : les dépenses avant l’immatriculation
2.1 Étude de marché et business plan
Avant toute démarche administrative, structurer son projet est la première étape. L’étude de marché permet de valider la viabilité commerciale de votre offre, tandis que le business plan traduit cette vision en projections financières concrètes. Si vous réalisez ces documents vous-même, le coût est nul. En revanche, confier un business plan à un consultant ou un expert-comptable représente un investissement de 300 à 600 € HT en moyenne, pouvant aller jusqu’à 3 000 € pour des projets complexes nécessitant des analyses sectorielles approfondies.
2.2 Dépôt de marque, brevet et propriété intellectuelle
Protéger votre marque dès le départ est un investissement stratégique souvent négligé. Le dépôt d’une marque auprès de l’INPI coûte environ 190 € pour une classe de produits ou services, avec 40 € par classe supplémentaire. La protection est valable 10 ans et renouvelable. Le dépôt d’un brevet démarre à 636 € (dépôt 26 € + rapport de recherche 520 € + délivrance 90 €), avec une taxe annuelle de maintien progressive allant de 38 € la première année à 800 € la vingtième.
2.3 Formation et stage de préparation à l’installation
Depuis 2019, le stage de préparation à l’installation (SPI) est devenu facultatif pour les activités artisanales. Son coût est de 194 €. Bien qu’il ne soit plus obligatoire, il reste recommandé pour les créateurs sans expérience entrepreneuriale, car il couvre les fondamentaux de la gestion d’entreprise, de la comptabilité et des obligations fiscales.
3. Frais administratifs obligatoires : statut par statut (tarifs officiels 2026)
Les tarifs ci-dessous intègrent les dernières modifications issues de l’arrêté du 25 février 2026 fixant les tarifs réglementés des greffiers des tribunaux de commerce.
3.1 Micro-entreprise (auto-entreprise)
La micro-entreprise reste le statut le moins coûteux à créer. L’immatriculation est gratuite quelle que soit l’activité (commerciale, artisanale, libérale). Aucune annonce légale n’est requise, et il n’y a pas de déclaration de bénéficiaires effectifs à effectuer. Le seul cas payant concerne les agents commerciaux, pour lesquels l’inscription au RSAC coûte 23,56 €.
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ℹ️ Bon à savoir La création d’une micro-entreprise se fait en ligne via le Guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr). Le formulaire dynamique a remplacé l’ancien P0 auto-entrepreneur. La procédure prend environ 15 minutes. |
3.2 Entreprise individuelle classique (EI)
Le coût d’immatriculation d’une EI dépend de la nature de l’activité exercée. Pour une activité commerciale, l’immatriculation au RCS coûte 22,88 € (certaines sources indiquent 21,74 € selon les derniers ajustements de l’arrêté de février 2026, nous recommandons de vérifier le tarif exact sur le Guichet unique au moment de votre démarche). Pour une activité artisanale, comptez 45 € au Répertoire des métiers (15 € en cas de double immatriculation si l’EI est déjà inscrite au RCS). L’immatriculation est gratuite pour les activités libérales et agricoles. Comme pour la micro-entreprise, aucune annonce légale n’est nécessaire.
3.3 SARL et EURL
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Poste de dépense |
SARL |
EURL |
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Annonce légale (métropole) |
148 € HT |
124 € HT |
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Annonce légale (Mayotte/Réunion) |
173 € HT |
147 € HT |
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Immatriculation RCS |
33,83 € |
33,83 € |
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Déclaration bénéficiaires effectifs |
20,34 € |
20,34 € |
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Total administratif estimé |
~ 200 – 230 € |
~ 180 – 210 € |
La SARL et l’EURL restent des formes juridiques populaires pour les projets à plusieurs associés (SARL) ou en solo (EURL). Le principal avantage : un cadre légal très encadré par le Code de commerce, qui limite les risques liés à une rédaction statutaire imprécise.
3.4 SAS et SASU
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Poste de dépense |
SAS |
SASU |
|
Annonce légale (métropole) |
197 € HT |
141 € HT |
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Annonce légale (Mayotte/Réunion) |
231 € HT |
165 € HT |
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Immatriculation RCS |
35,59 € |
35,59 € |
|
Déclaration bénéficiaires effectifs |
20,34 € |
20,34 € |
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Total administratif estimé |
~ 250 – 260 € |
~ 200 – 225 € |
La SAS et la SASU offrent une grande liberté statutaire, ce qui en fait les formes juridiques les plus prisées des startups et des freelances en société. Le capital social minimum est de 1 €, mais il est vivement conseillé de prévoir au moins 500 à 1 000 € pour la crédibilité auprès des partenaires bancaires et commerciaux.
3.5 SCI, SNC et SA
La SCI (société civile immobilière) requiert une immatriculation de 63,54 € au RCS, plus 20,34 € de DBE et une annonce légale d’environ 191 € HT en métropole, soit un total administratif d’environ 275 à 310 €. La SNC (société en nom collectif) se situe dans la même fourchette, avec une annonce légale plus élevée (220 € HT). La SA (société anonyme), réservée aux projets d’envergure, implique un capital minimum de 37 000 € et des coûts d’accompagnement nettement supérieurs.
3.6 Cas particuliers : agents commerciaux et activités réglementées
Les agents commerciaux doivent procéder à une double immatriculation : RCS (35,59 € pour une société commerciale ou 22,88 € pour une EI) et RSAC (23,86 € pour une société ou 23,56 € pour une EI). Les professions réglementées (BTP, santé, juridique, transport) engendrent des coûts supplémentaires liés aux assurances obligatoires, aux qualifications professionnelles ou aux autorisations administratives spécifiques.
4. Rédaction des statuts et accompagnement juridique
La rédaction des statuts est une étape cruciale pour toute société (SARL, SAS, SCI, etc.). Elle définit les règles de fonctionnement, la répartition du capital, les conditions d’entrée et de sortie des associés, et les pouvoirs du dirigeant. Trois options s’offrent à vous, avec des niveaux de coût très différents.
Rédaction par vous-même (DIY)
Coût : 0 €. Risque : élevé. Les modèles gratuits disponibles en ligne ne tiennent pas compte des spécificités de votre projet. Une clause mal rédigée peut coûter des milliers d’euros en contentieux ultérieurement. Cette option n’est recommandée que pour les SASU simples sans enjeux patrimoniaux complexes.
Plateforme juridique en ligne (legaltech)
Coût : 100 à 500 € HT. Les legaltechs proposent des formulaires guidés qui génèrent des statuts adaptés à votre situation. C’est un bon compromis entre coût et sécurité juridique pour les projets standards.
Avocat ou expert-comptable
Coût : 500 à 3 000 € HT. Un accompagnement sur mesure est indispensable pour les projets à plusieurs associés, les pactes d’associés complexes, ou les structures impliquant des apports en nature (qui nécessitent en plus un commissaire aux apports pour 1 000 à 2 000 € HT).
À lire : Classement des meilleures experts-comptables en ligne 2026
5. Zoom sur les deux indispensables : compte professionnel et RC Pro
Au-delà des formalités administratives, deux postes de dépenses sont souvent sous-estimés par les créateurs d’entreprise. Pourtant, ils conditionnent directement votre crédibilité auprès des clients et votre protection face aux risques professionnels.
5.1 Le compte bancaire professionnel : obligation légale et signal de confiance
Pour les sociétés (SAS, SARL, SCI, etc.), l’ouverture d’un compte bancaire dédié est obligatoire dès la constitution, car le capital social doit y être déposé avant l’immatriculation. Pour les micro-entrepreneurs et les EI, un compte dédié devient obligatoire dès lors que le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives.
Coûts mensuels constatés en 2026 : les néobanques (Qonto, Shine, Blank) proposent des offres à partir de 7 à 15 €/mois. Les banques traditionnelles facturent généralement entre 20 et 40 €/mois, avec des frais de tenue de compte et des commissions sur les opérations. Certaines offres incluent le dépôt de capital gratuit, ce qui évite les frais de dossier (généralement entre 50 et 100 € dans les banques traditionnelles).
Au-delà de l’obligation légale, disposer d’un compte professionnel distinct envoie un signal fort à vos clients, fournisseurs et partenaires. Un virement reçu depuis un compte personnel ne fait pas sérieux. C’est un investissement dans votre image.
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5.2 La Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) : votre bouclier juridique
La RC Pro couvre les dommages causés à un tiers dans le cadre de votre activité professionnelle : erreur de conseil, retard de livraison, préjudice financier causé à un client, dommage matériel. Pour certaines professions (BTP, santé, juridique, transport, immobilier), elle est obligatoire. Pour les autres, elle est très fortement recommandée.
Coût annuel constaté : de 100 à 500 €/an pour les métiers de services (consultants, freelances, coachs), de 300 à 1 500 €/an pour les activités artisanales ou à risque plus élevé. Les assureurs spécialisés freelance (Hiscox, AXA, Alan) proposent des offres modulables selon le chiffre d’affaires et le secteur d’activité.
Ne pas souscrire de RC Pro, c’est prendre le risque d’assumer personnellement des dommages qui peuvent représenter des dizaines de milliers d’euros. Un seul litige non couvert peut mettre en péril toute votre activité. C’est un poste non négociable dès la création, quel que soit votre statut.
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6. Frais de démarrage opérationnel : au-delà de l’immatriculation
6.1 Domiciliation de l’entreprise
Le siège social peut être fixé à votre domicile personnel (gratuit, mais avec des limites liées au bail ou à la copropriété), dans une société de domiciliation (25 à 80 € HT/mois selon la ville et les services inclus), ou dans un local commercial (loyer variable selon la localisation). À Paris, une domiciliation commerciale démarre autour de 40 € HT/mois.
6.2 Outils numériques et site web
Un site vitrine professionnel coûte entre 500 et 3 000 € selon qu’il soit réalisé via un constructeur no-code (WordPress, Webflow) ou par un développeur. Le nom de domaine revient à 10 à 30 €/an, l’hébergement à 5 à 30 €/mois. Côté outils métier, prévoyez un logiciel de facturation (0 à 30 €/mois), un CRM (0 à 50 €/mois) et une suite bureautique (15 à 25 €/mois pour Microsoft 365 ou Google Workspace).
6.3 Communication de lancement
Cartes de visite, logo professionnel (50 à 500 € selon le prestataire), présence sur les réseaux sociaux (organique ou sponsorisée), premières campagnes publicitaires : prévoyez un budget de lancement de 200 à 2 000 € selon votre secteur et votre stratégie d’acquisition.
6.4 Licences, autorisations et formations spécifiques
Certaines activités nécessitent des licences (débit de boissons, transport, immobilier) ou des qualifications professionnelles (BTP, santé). Ces coûts peuvent représenter de 100 à plusieurs milliers d’euros. La garantie décennale, obligatoire pour les artisans du bâtiment, coûte de 800 à 3 000 €/an selon le chiffre d’affaires et la spécialité.
🍓7. Se faire coacher pour prendre les bonnes décisions dès le départ
Créer une entreprise, c’est accumuler des décisions stratégiques en un temps très court : choix du statut juridique, répartition du capital, positionnement commercial, modèle de tarification, priorités d’investissement. Chacune de ces décisions a des conséquences fiscales, juridiques et opérationnelles à long terme. Or, la grande majorité des créateurs prennent ces décisions seuls, sans recul ni cadre structuré.
C’est précisément là qu’intervient le coaching exécutif. Contrairement à un consultant qui donne des solutions, un coach professionnel vous aide à clarifier votre vision, à prioriser vos actions et à éviter les biais décisionnels qui coûtent cher.
7.1 Les missions d’un coach dans le cadre d’une création d’entreprise
- Clarification de la vision et du positionnement : définir ce que vous voulez vraiment construire, au-delà de l’idée initiale. Aligner votre projet sur vos valeurs, vos compétences et vos contraintes de vie.
- Aide à la décision structurée : choisir entre SASU et micro-entreprise, entre croissance rapide et rentabilité immédiate, entre associer et rester seul. Le coach ne décide pas à votre place : il vous donne le cadre pour décider en conscience.
- Gestion du stress et de la charge mentale : la création génère une surcharge cognitive massive. Le coaching offre un espace de recul régulier pour dédramatiser, reprioriser et éviter l’épuisement précoce.
- Développement de la posture de dirigeant : passer de salarié à chef d’entreprise implique un changement d’identité professionnelle. Le coach accompagne cette transition en travaillant sur le leadership, la prise de parole, la négociation et la gestion de l’incertitude.
- Responsabilisation et suivi des engagements : un coach crée un cadre de redevabilité. Les décisions ne restent pas des intentions : elles deviennent des actions mesurables avec des échéances.
- Anticipation des erreurs coûteuses : un accompagnement en amont permet souvent d’économiser des milliers d’euros en évitant des choix précipités (statut inadapté, associé mal choisi, sous-capitalisation, tarification trop basse).
Le coût d’un coaching démarre autour de 150 à 300 € par séance, avec des forfaits de 6 à 12 séances pour un accompagnement complet. Rapporté au coût des erreurs qu’il permet d’éviter, c’est l’un des meilleurs investissements qu’un créateur puisse faire.
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8. Aides et dispositifs pour réduire le coût de création
Plusieurs mécanismes permettent de diminuer significativement le budget de départ :
- ACRE (Aide à la création ou reprise d’entreprise) : exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d’activité. La réforme 2026 ajuste les conditions d’éligibilité : vérifiez votre situation sur le site de l’URSSAF.
- ARE (Allocation de retour à l’emploi) : les demandeurs d’emploi peuvent cumuler ARE et revenus d’activité indépendante, ce qui constitue un filet de sécurité financier pendant la phase de lancement.
- ARCE (Aide à la reprise ou création d’entreprise) : versement en capital de 60 % de vos droits ARE restants, en deux versements. Idéal pour financer les frais de démarrage.
- Microcrédit professionnel (Adie) : jusqu’à 17 000 € en 2026, accessible même sans garantie bancaire classique.
- Prêt d’honneur (Réseau Entreprendre, Initiative France) : prêt sans intérêt ni garantie, de 2 000 à 50 000 €, qui crée un effet de levier pour obtenir un prêt bancaire complémentaire.
- CPF et OPCO : certaines formations à la création d’entreprise sont finançables via le Compte Personnel de Formation ou les opérateurs de compétences.
9. Les 7 erreurs budgétaires les plus coûteuses à éviter
- Choisir son statut juridique uniquement sur le coût de création. Le moins cher à créer (micro-entreprise) n’est pas forcément le moins cher à exploiter sur 3 ans. Pensez charges sociales, imposition, protection du patrimoine.
- Oublier la RC Pro. Un seul litige client non couvert peut coûter 10 à 50 fois le prix d’une assurance annuelle.
- Rédiger ses statuts seul sans compétence juridique. Une clause de cession d’actions mal rédigée peut paralyser une société pendant des mois.
- Sous-capitaliser sa société. Un capital de 1 € est légal mais désastreux en termes de crédibilité bancaire et commerciale.
- Ne pas anticiper les cotisations sociales. En micro-entreprise, les cotisations sont proportionnelles au CA. En société, les charges minimales existent même sans revenu.
- Ignorer la facturation électronique. Depuis 2026, toutes les factures entre professionnels doivent être électroniques. Prévoyez un outil conforme dès le démarrage.
À lire : Comparatif des meilleurs outils gratuits pour passer à la facturation électronique - Décider seul sous pression. Un coaching de 6 séances coûte moins cher qu’un changement de statut juridique après 18 mois.
10. Modèle de budget prévisionnel de création
Voici un exemple de budget prévisionnel pour la création d’une SASU avec accompagnement via une legaltech :
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Poste |
Montant |
Obligatoire ? |
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Annonce légale |
141 € HT |
Oui |
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Immatriculation RCS |
35,59 € |
Oui |
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Déclaration bénéficiaires effectifs |
20,34 € |
Oui |
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Rédaction statuts (legaltech) |
200 € HT |
Recommandé |
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Dépôt de capital (frais bancaires) |
0 – 100 € |
Oui |
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Compte pro (1ère année) |
84 – 180 € |
Oui |
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RC Pro (1ère année) |
100 – 500 € |
Très recommandé |
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Dépôt de marque INPI |
190 € |
Recommandé |
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Site web (constructeur no-code) |
500 – 1 500 € |
Recommandé |
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Communication de lancement |
200 – 1 000 € |
Variable |
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Coaching (6 séances) |
900 – 1 800 € |
Recommandé |
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TOTAL ESTIMÉ |
2 370 – 5 650 € |
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Ce budget représente un scénario réaliste pour un créateur qui investit dans la solidité de son projet dès le départ. Il peut être réduit significativement en supprimant les postes recommandés (mais non obligatoires) ou augmenté si vous faites appel à un avocat pour les statuts.
11. FAQ : questions fréquentes sur le coût de création d’entreprise
Peut-on créer une entreprise gratuitement en France ?
Oui, pour une micro-entreprise exerçant une activité libérale, l’immatriculation est gratuite et aucune annonce légale n’est requise. En revanche, des frais annexes restent inévitables (assurance, outils, communication) pour exercer concrètement.
Quel est le statut le moins cher à créer ?
La micro-entreprise, avec un coût administratif de 0 € (hors agent commercial). Mais attention : le coût de création n’est qu’un paramètre parmi d’autres. Le régime micro peut devenir désavantageux au-delà d’un certain niveau de chiffre d’affaires en raison de l’impossibilité de déduire les charges.
SASU ou EURL : quel est le meilleur choix pour un freelance ?
La SASU offre une meilleure protection sociale (régime général) et une grande flexibilité statutaire, mais des cotisations sociales plus élevées. L’EURL est généralement plus avantageuse fiscalement pour les petits revenus grâce au régime TNS. Le choix dépend de votre situation personnelle, de vos prévisions de revenus et de vos priorités en matière de couverture sociale.
Faut-il un expert-comptable dès la création ?
Ce n’est pas obligatoire mais vivement recommandé pour les sociétés (obligation de tenir une comptabilité en partie double). En micro-entreprise, la comptabilité simplifiée permet de s’en passer initialement, mais un expert-comptable reste précieux pour optimiser votre situation fiscale et anticiper le passage au réel.
Les frais engagés avant la création sont-ils déductibles ?
Oui, sous certaines conditions. Les sociétés peuvent reprendre les actes passés pour leur compte avant l’immatriculation (dans la limite de 6 mois avant la signature des statuts, sous réserve d’un état annexe). Les dépenses engagées avant la création d’une EI peuvent également être déduites si elles sont nécessaires à l’activité.
Le coaching est-il un coût ou un investissement ?
C’est un investissement mesurable. Le coût d’un mauvais choix de statut juridique (à corriger après 18 mois) dépasse largement celui d’un accompagnement en amont. Le coaching permet également d’accélérer le passage à l’action et de réduire le délai entre l’idée et le premier euro de chiffre d’affaires.
12. Conclusion : investir au bon endroit, dès le départ
Le coût de création d’une entreprise en France en 2026 est un sujet technique, mais la véritable question n’est pas « combien ça coûte » mais « où investir chaque euro pour maximiser vos chances de succès ».
Les frais administratifs sont fixes et relativement faibles (0 à 310 € selon le statut). Ce qui fait la différence, ce sont les choix stratégiques : un compte pro adapté, une RC Pro souscrite dès le jour 1, une rédaction de statuts sécurisée, et un accompagnement humain (coach, expert-comptable) qui évite les erreurs coûteuses.
Pour aller plus loin dans votre projet de création, consultez notre guide complet : Se lancer en freelance en 2026 — le guide le plus complet du web francophone.
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Sources et références
Arrêté du 25 février 2026 fixant les tarifs réglementés des greffiers des tribunaux de commerce (Légifrance) • Service-public.gouv.fr – Formalités de création, vérifié le 18 mars 2026 • URSSAF – Simulateur coût création entreprise • INPI – Guichet unique des formalités d’entreprises • Code de commerce, articles L.123-1 et suivants • Loi de finances pour 2026 et LFSS 2026.