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Coaching en entreprise : que dit le coach aux RH ? | Excellence.

09 Aoû 2026 à 13:55

Coaching financé par l'entreprise : ce que le coach peut remonter aux RH, ce qui ne sort jamais de la séance, et pourquoi le contrat tripartite est votre seule protection réelle.

Confidentialité du coaching en entreprise : ce que le coach a le droit de dire aux RH

Contrat tripartite, article 226-13, notes, supervision, IA : le cadre réel d'un coaching financé par l'employeur.



3

Les seules informations qui remontent au commanditaire

0

Texte de loi imposant le secret professionnel à un coach

15 000 €

L'amende de l'article 226-13 — qui ne s'applique pas à votre coach

 

La confidentialité dans le cas de coaching financé par l'employeur.


Quand une entreprise finance un coaching, le coach peut remonter trois choses au commanditaire : que le parcours a lieu, où en est la progression vers les objectifs fixés au cadrage, et quand il se termine. Il ne remonte jamais le contenu des séances — ce que vous dites, ce que vous ressentez, ce que vous pensez de vos collègues, ni ce que vous envisagez pour votre carrière.

La ligne de partage ne dépend pas de la bonne volonté du coach. Elle se pose par écrit, avant la première séance, dans le contrat tripartite. Sans ce document, vous n'avez aucune garantie opposable, quelles que soient les promesses orales.

Précision que presque personne ne fait : en France, la confidentialité d'un coach n'est pas pénale, elle est contractuelle. Le coaching n'est pas une profession réglementée et aucun texte ne le soumet au secret professionnel de l'article 226-13 du code pénal. Votre protection repose sur deux socles seulement : le contrat signé à trois, et le code de déontologie de son affiliation (ICF, EMCC, SF Coach).

La formule à retenir : l'entreprise a droit au résultat, pas au contenu.




1. Ce qui sort de la séance, et ce qui n'en sort jamais






Le coaching en entreprise est une relation à trois : l'entreprise paie, le coach intervient, vous êtes accompagné. Ce triangle crée une ambiguïté réelle sur une question simple — qui est le client ? Pour le coach, le client est la personne accompagnée. Pour la direction financière, le client est celui qui signe le bon de commande. Cette tension est structurelle, pas anecdotique. Elle explique pourquoi tant de dirigeants et de cadres acceptent un coaching en se demandant, séance après séance, ce qui va être répété.

Cette inquiétude n'est pas de la paranoïa. C'est le signe que le cadre n'a pas été posé. Chez Excellence., le cabinet de coaching de Damien Grangiens (plus de 140 dirigeants accompagnés), ce partage est écrit et signé avant la première séance, précisément pour que la question ne se pose plus ensuite.

 

Ce qui peut sortir de la séance

Ce qui n'en sort jamais

Que les séances ont lieu, et que vous êtes présent (assiduité, calendrier).

Le contenu de vos échanges, verbatim comme résumé.

Le fait que les objectifs définis au cadrage sont atteints, partiellement atteints ou non atteints.

Ce que vous dites de vos collègues, de votre manager, de la direction.

Une demande d'ajustement du dispositif — prolongation, arrêt, réorientation — formulée conjointement.

Vos difficultés personnelles, familiales, financières ou de santé.

Ce que vous décidez de partager, dans les termes que vous choisissez.

Votre projet éventuel de quitter l'entreprise, de changer de fonction ou de négocier un départ.

La date de fin du parcours et le fait qu'un bilan a eu lieu.

Une évaluation de votre personnalité, de votre potentiel ou de votre performance : le coach n'est pas un évaluateur.

Le nombre de séances consommées sur le nombre prévu.

Les hypothèses de travail du coach, ses notes, ses observations.




 



2. Le contrat tripartite : trois moments, et trois seulement


Un dispositif correctement construit comporte trois moments impliquant l'entreprise. Pas quatre, pas un coup de fil imprévu au DRH entre deux séances.

 

Moment

Qui est présent

Ce qui s'y joue

Réunion de cadrage (avant la 1re séance)

Coach, personne accompagnée, commanditaire (manager, DRH ou les deux)

Objectifs, indicateurs de progression, nombre de séances, durée — et surtout les règles de confidentialité, formulées explicitement et acceptées par les trois parties.

Point intermédiaire (optionnel)

Les trois parties

Uniquement s'il a été prévu au cadrage. Il porte sur l'avancement vers les objectifs, jamais sur le contenu du travail.

Bilan tripartite (fin de parcours)

Les trois parties

Point clé et méconnu : c'est la personne accompagnée qui présente son propre bilan. Le coach est garant du cadre, pas rapporteur.

 

LE TEST DE LA PIÈCE

Dans un dispositif propre, vous ne devriez jamais découvrir ce qui a été dit à votre sujet — parce que vous étiez dans la pièce quand ça a été dit.

C'est le critère de tri le plus rapide qui existe. Posez la question au cadrage : « Y a-t-il un moment du dispositif où l'on parle de moi sans moi ? » Une seule réponse est acceptable, et elle tient en un mot.

 



3. La précision juridique que presque personne ne fait


On lit partout que le coach est « tenu au secret professionnel ». C'est inexact en droit français, et cette inexactitude a des conséquences pratiques.

L'article 226-13 du code pénal punit d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende la révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire. Le principe d'interprétation stricte du droit pénal impose que seul un texte législatif ou réglementaire désigne un professionnel comme soumis à ce secret. Médecins, avocats, notaires, psychologues, travailleurs sociaux le sont. Le coaching, lui, n'est pas une profession réglementée en France : aucun titre n'est protégé, aucune inscription à un ordre n'est obligatoire, et aucun texte ne le rattache à l'article 226-13.

Une nuance mérite d'être connue, car elle est systématiquement omise : la jurisprudence a créé la notion de « confident nécessaire », qui a permis d'astreindre au secret des professionnels que la loi ne citait pas. Un juge pourrait donc, en théorie, s'en saisir. Mais construire sa protection sur une hypothèse jurisprudentielle plutôt que sur un contrat signé n'est pas une stratégie — c'est un pari.

 

LA CONFIDENTIALITÉ D'UN COACH EST CONTRACTUELLE, PAS PÉNALE

Conséquence directe : la solidité de votre confidentialité est exactement égale à la solidité de ce qui est écrit dans le contrat, et à la réalité de l'affiliation du coach.

Un coach sans contrat écrit et sans affiliation vérifiable ne vous offre aucune garantie opposable. Il n'y a pas de filet de sécurité légal derrière.

 

Socle

Ce qu'il protège réellement

Ce qu'il ne protège pas

Le contrat tripartite

Ce qui y est écrit, et rien d'autre. C'est votre seul recours véritablement opposable : engagement contractuel, responsabilité civile du coach.

Ce qui n'y figure pas. Un contrat qui dit « confidentialité » sans définir le périmètre ne délimite rien.

La déontologie de l'affiliation

Expose le coach à une procédure disciplinaire et à la perte de sa certification. L'ICF prévoit un processus d'Ethical Conduct Review et des sanctions pouvant aller jusqu'au retrait du titre.

N'a aucune force devant un tribunal et ne s'applique qu'aux coachs réellement affiliés. Vérifiez l'affiliation, ne la supposez pas.

Le secret professionnel

Rien, en ce qui vous concerne : il ne s'applique pas au coaching.

Face à une réquisition judiciaire, un coach n'a pas de secret professionnel à opposer, contrairement à un médecin ou un avocat.

 

Les deux grands référentiels internationaux sont explicites sur ce point et méritent d'être cités par leur numéro d'article, parce que c'est ce qui rend un contrat vérifiable. Le code de déontologie de l'International Coaching Federation, entré en vigueur le 1er avril 2025, impose au coach de co-construire l'accord avec le client et le commanditaire avant le début du coaching (standard 1.1), de maintenir le plus haut niveau de confidentialité avec toutes les parties quel que soit son rôle (2.1), et d'avoir un accord clair sur les informations échangées et la façon dont elles le sont (2.2). Le Global Code of Ethics d'EMCC Global et de l'Association for Coaching, dont la quatrième version a été publiée en décembre 2025, prévoit les mêmes obligations à ses articles 2.13 à 2.16.

 

4. Le chapitre 2026 : vos notes, son superviseur, son IA, sa plateforme


C'est la partie que les articles sur le sujet n'abordent presque jamais, alors que c'est là que se situent les fuites réelles en 2026. Une conversation confidentielle qui laisse quatre traces numériques n'est plus une conversation confidentielle.


Vos notes


Les notes prises par votre coach constituent des données personnelles vous concernant. Le RGPD s'applique aux traitements automatisés, mais aussi aux traitements non automatisés dès lors que les données figurent dans un fichier, c'est-à-dire un ensemble structuré accessible selon des critères déterminés (articles 2.1 et 4.6). La Cour de justice de l'Union européenne l'a confirmé le 10 juillet 2018 dans l'affaire C-25/17 : même des notes manuscrites entrent dans le champ du règlement dès lors qu'elles répondent à la définition d'un fichier. Traduction pratique : un dossier client numérique, un CRM, un carnet organisé par personne — vous avez un droit d'accès et un droit d'effacement. Un gribouillis isolé jeté après la séance, c'est une zone grise. Demandez la politique, pas la promesse : où sont les notes, qui y a accès, au bout de combien de temps sont-elles détruites.


Son superviseur


Votre coach parle de vous à quelqu'un. C'est normal, c'est même un gage de sérieux : la supervision est le lieu où un coach interroge sa propre pratique. Le Global Code of Ethics impose au coach d'informer son client qu'il est supervisé et de préciser qu'il pourra y être évoqué de façon anonyme (article 2.16). Presque aucun contrat français ne le mentionne. Ce n'est pas une faille, c'est un impensé — et c'est une excellente question à poser au cadrage, parce qu'un coach qui répond précisément sur sa supervision est un coach qui a un cadre.


Son IA


Nouveauté du code ICF 2025 : le standard 2.5 étend les obligations éthiques et légales du coach aux systèmes techniques qu'il utilise, en nommant explicitement les outils assistés par intelligence artificielle, les bases de données, les plateformes et les logiciels. La question concrète, en 2026, est simple : votre séance en visio passe-t-elle par un transcripteur automatique ? L'enregistrement part-il sur un serveur tiers ? Le compte est-il payé par votre entreprise ? Un coach qui n'a jamais réfléchi à cette question n'est pas malhonnête, il est en retard — mais le résultat pour vous est le même.



Sa plateforme


Le code ICF 2025 a intégré à son glossaire les notions de « coaching platform » et de « coaching provider », et rappelle que le coach reste comptable de l'alignement du contrat avec le code déontologique même lorsque la contractualisation se fait entre un opérateur de plateforme et le commanditaire. Si votre coaching passe par une marketplace ou un dispositif digital acheté par la DRH, il n'y a plus trois parties dans le triangle, mais quatre. Demandez qui détient les données de connexion, les évaluations et les scores d'engagement — car ces indicateurs-là, eux, remontent parfois automatiquement.

 

5. Les quatre exceptions réelles



Situation

Ce que le coach peut faire

Ce qu'il ne doit pas faire

Danger imminent pour vous-même ou pour autrui

Alerter. Cette exception prime sur la confidentialité et figure explicitement au standard 2.3 du code ICF. Un coach sérieux vous l'annonce au cadrage.

La découvrir en séance et improviser.

Réquisition judiciaire

Communiquer les pièces demandées : il n'a pas de secret professionnel à opposer. Rare, mais c'est une différence réelle avec un thérapeute.

Vous laisser croire l'inverse.

Sortie du champ du coaching

Vous orienter vers un professionnel de santé si une souffrance psychologique caractérisée apparaît. Orienter, et vous en parler à vous, en séance.

Signaler aux RH que « ça ne va pas ».

Découverte d'un harcèlement ou d'un risque psychosocial

Vous aider à décider ce que vous voulez en faire, et vous informer des recours internes et externes existants.

Se substituer aux dispositifs de signalement, ou vous dénoncer.

 

La quatrième ligne est la zone grise, et c'est celle que la plupart des contrats traitent mal. Vérifiez qu'elle est explicitement traitée au cadrage : c'est un excellent test de sérieux, et le seul qui distingue un contrat rédigé d'un contrat copié-collé.

 

6. Coach externe, coach interne, plateforme : trois niveaux de garantie

 

Dispositif

Niveau de garantie

À vérifier

Coach externe

Le plus élevé. Pas d'employeur commun, pas de lien hiérarchique, pas de carrière à protéger dans votre organisation.

Affiliation professionnelle, assurance responsabilité civile professionnelle, contrat tripartite écrit.

Coach interne

Théorique si trois règles ne sont pas en place. Ce n'est pas une critique du coach : c'est une conséquence mécanique de sa position de salarié.

Rattachement direct à la direction générale ou à la DRH ; interdiction d'accompagner une personne avec laquelle il a travaillé ; interdiction d'accompagner simultanément un manager et son N+1.

Plateforme de coaching

Variable. Une quatrième partie détient des données que ni vous ni le coach ne maîtrisez complètement.

Qui héberge quoi, quels indicateurs sont visibles côté entreprise, quelle est la durée de conservation des enregistrements.

 

L'OPACITÉ TOTALE EST LE MIROIR DE LA FUITE

Un coach qui refuse toute communication avec l'entreprise n'est pas plus rassurant qu'un coach trop bavard. Il empêche l'entreprise de piloter un budget qu'elle engage, et cela finit par se retourner contre vous — le dispositif est perçu comme une dépense opaque, donc suspecte.

Le bon cadre n'est ni le secret absolu ni la porte ouverte. C'est une frontière écrite.

 



7. « On m'a proposé un coaching » après un entretien difficile


Situation fréquente et mal comprise. Un coaching proposé dans la foulée d'un recadrage ou d'une évaluation tendue peut relever de trois logiques très différentes, et vous avez le droit de savoir laquelle.

 

Logique

Ce que cela signifie

Signe distinctif au cadrage

Un investissement

L'entreprise mise sur vous et finance votre montée en puissance.

Les objectifs sont tournés vers une prise de responsabilité future, et le commanditaire répond sans gêne.

Une réparation

Elle reconnaît implicitement qu'elle vous a mis en difficulté.

Les objectifs portent autant sur le contexte et l'organisation que sur vous.

Un dossier en construction

Le coaching sert à documenter qu'on « a tout tenté » avant une séparation.

Les objectifs sont flous, orientés comportement, et personne ne veut écrire ce qui se passe s'ils ne sont pas atteints.

 

LA QUESTION QUI CLASSE LE DISPOSITIF

Posez-la directement, devant le coach et devant le commanditaire, au cadrage : « Que se passe-t-il pour moi si les objectifs de ce coaching ne sont pas atteints ? »

La réponse — et la gêne éventuelle — vous en apprendront plus que n'importe quelle brochure. Un coach expérimenté nommera d'ailleurs lui-même cette question s'il la sent dans la pièce. C'est une partie de son travail.




Peut-on refuser un coaching ? La réponse honnête est plus nuancée qu'on ne le lit


On lit très souvent qu'un employeur ne peut pas imposer un coaching.

C'est vrai déontologiquement, et fragile juridiquement. Le code ICF prévoit que toutes les parties peuvent mettre fin à la relation à tout moment (standard 1.2), et un accompagnement non consenti n'est pas un coaching : il n'en produit aucun effet. Mais en droit du travail français, la décision d'envoyer un salarié en formation dans le cadre du plan de développement des compétences relève du pouvoir de direction, et un refus sans motif légitime peut constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement.

La vraie question n'est donc pas « puis-je refuser », mais « sous quelle catégorie ce coaching est-il inscrit ». S'il est présenté comme une action du plan de développement des compétences, pendant le temps de travail et dans le champ de votre contrat, votre marge est étroite. S'il s'agit d'un bilan de compétences ou d'une validation des acquis de l'expérience, votre accord est légalement requis (articles L6421-1 et L6313-4 du code du travail). Et dans tous les cas, vous pouvez demander à changer de coach : ce n'est pas un refus du dispositif, c'est une condition de son efficacité — et aucun commanditaire sérieux ne s'y oppose.

 

8. Observatoire Excellence. — le coût du cadre absent


Le cadrage est la ligne qu'un coach a le moins d'intérêt commercial à défendre : elle n'est presque jamais facturée comme une séance. Voici pourtant ce qu'elle vaut, hypothèses affichées.

 

MODÉLISATION — HYPOTHÈSES AFFICHÉES

  • Parcours type : 10 séances de 1 h 30 sur 6 mois, tarif de marché de 250 € HT la séance, soit 2 500 € HT.
  • Réunion de cadrage à trois : 1 h 30, trois personnes mobilisées, coût complet estimé entre 300 et 400 € HT — soit 12 à 15 % du budget du parcours.
  • Sans cadrage écrit : les deux à trois premières séances servent, en pratique, à tester le coach (« qu'est-ce qui remonte ? ») avant que le travail réel commence.

Résultat : 500 à 750 € HT du budget, soit 20 à 30 %, sont dépensés en vérification au lieu d'être dépensés en travail. Un cadrage coûte une demi-séance. Son absence en coûte trois.

Conclusion auto-desservante : c'est la seule ligne d'un budget de coaching où la réunion non facturée rapporte plus que la séance facturée — et précisément celle qu'un cabinet de coaching, le mien compris, n'a aucun intérêt commercial à mettre en avant.

 

 

Ce que j'observe sur le terrain



Après neuf années d'accompagnement de dirigeants et plus de 140 parcours menés, deux régularités reviennent. La première : les dispositifs qui arrivent sans cadrage écrit sont aussi ceux où l'on me demande le plus de « faire un point rapide » en dehors des trois moments prévus. La seconde, plus contre-intuitive : quand la frontière est posée noir sur blanc dès le départ, les commanditaires ne demandent quasiment jamais de contenu. Ils demandent des dates et un avancement. Ce n'est pas la curiosité qui crée les fuites, c'est le vide.

 

9. La grille d'entrée : six questions, cinq signaux d'alerte


Les six questions à poser avant d'accepter


 

#

La question

Ce que la réponse vous dit

1

Y a-t-il un contrat écrit à trois, et puis-je le lire avant la première séance ?

S'il n'existe pas, rien de ce qui suit n'a de valeur.

2

Qu'est-ce qui sera précisément transmis au commanditaire, et sous quelle forme ?

Une réponse en trois items = cadre posé. Une réponse en « ça dépend » = cadre absent.

3

Qui présente le bilan final : vous ou moi ?

La seule bonne réponse est « vous ».

4

Que se passe-t-il si je veux arrêter en cours de route ? Qui l'apprend, et dans quels termes ?

Teste la sortie du dispositif, pas seulement son entrée.

5

Quelle est votre affiliation professionnelle, et à quel code de déontologie êtes-vous soumis ?

ICF, EMCC, SF Coach : vérifiable en ligne. Sans affiliation, il ne reste que le contrat.

6

Vos notes et vos outils : où sont-ils, qui y a accès, quand les données sont-elles détruites ?

La question de 2026. Inclut la visio, la transcription automatique et la plateforme.

 

Un coach professionnel répond aux six sans hésiter et sans se sentir attaqué. Beaucoup vous remercieront de les avoir posées.

 

Les cinq signaux d'alerte

 

Signal

Pourquoi il compte

Pas de réunion de cadrage à trois

Le signal le plus fiable. Sans cadrage, il n'y a pas de cadre — il n'y a qu'une intention.

Le coach accepte de produire un compte-rendu détaillé pour les RH

Rédhibitoire. Il vient de vous dire ce qu'il fera de vos mots.

Le mot « confidentiel » est prononcé mais n'apparaît nulle part par écrit

Une promesse orale ne s'oppose à personne.

Les objectifs restent flous (« travailler sa posture », « améliorer son leadership »)

Des objectifs imprécis rendent le périmètre de ce qui remonte impossible à délimiter. Le flou des objectifs est une fuite programmée.

C'est votre manager qui vous rapporte le contenu d'une séance

Le dispositif est rompu. Arrêtez, et signalez-le.

 

ZOOM — POSEZ VOS QUESTIONS SUR THEBOARDROOM

Vous avez des questions sur le coaching professionnel, et vous préférez les poser avant d'engager quoi que ce soit ? TheBoardRoom est le forum de Plateya dédié aux dirigeants : droit, comptabilité, visibilité, coaching, recrutement, RH. Les réponses y sont gratuites, et les questions restent visibles pour ceux qui se les poseront après vous.

Rendez-vous sur https://forum.plateya.fr

 

COMMENCER UN COACHING EN TOUTE CONFIDENTIALITÉ

Envie de commencer un processus de coaching en toute confidentialité ? Faites appel à Excellence., mon cabinet de coaching : plus de 140 clients accompagnés, contrat tripartite écrit et signé avant la première séance, règles de confidentialité posées noir sur blanc au cadrage — y compris sur les notes, la supervision et les outils.

Vous êtes dans la pièce à chaque fois que l'on parle de vous. C'est la seule promesse qui vaut, parce que c'est la seule qui s'écrit.




En résumé


L'entreprise qui finance a droit à un résultat, à un calendrier et à une évaluation du dispositif. Elle n'a droit ni à vos mots, ni à vos doutes, ni à vos projets.

Cette frontière ne tient pas à la personnalité de votre coach. Elle tient à un document écrit, signé avant la première séance, par trois parties. Demandez-le. Un professionnel vous le tendra avant même que vous ayez fini votre phrase.

 

Des questions précises sur le processus de coaching ? Posez vos questions ici.


 

Nous avons crée TheboardRoom, un forum dédié aux dirigeants de TPE-PME pour poser gratuitement vos questions sur la gestion d'entreprise et des employés (avocat, comptable, RH, coach, expert communicatio, cyber, IA...) et obtenir des réponses d'experts. Pas de l'IA.



 

 

Questions fréquentes sur le coaching professionnel 



Que peut dire mon coach aux RH si l'entreprise paie le coaching ?


Trois choses, et trois seulement : que le parcours a lieu et que vous êtes présent, où en est la progression vers les objectifs fixés au cadrage, et quand le parcours se termine. Jamais le contenu des séances, jamais ce que vous dites de vos collègues, jamais vos projets de carrière. La règle : l'entreprise a droit au résultat, pas au contenu.


Le coach est-il tenu au secret professionnel en France ?


Non. Le coaching n'est pas une profession réglementée et aucun texte ne le soumet au secret professionnel de l'article 226-13 du code pénal, qui punit sa violation d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. La confidentialité d'un coach est contractuelle et déontologique, pas pénale. C'est pourquoi le contrat écrit est votre véritable protection.



Qu'est-ce qu'un contrat tripartite en coaching ?


C'est le document signé avant la première séance par le coach, la personne accompagnée et le commanditaire (manager, DRH ou les deux). Il fixe les objectifs, les indicateurs de progression, le nombre de séances, la durée et, surtout, les règles de confidentialité. Le code de déontologie ICF en vigueur depuis avril 2025 en fait une obligation (standards 1.1 et 2.2).



Qui présente le bilan de fin de parcours ?


La personne accompagnée. C'est le point le plus méconnu d'un dispositif propre : le coach est garant du cadre, pas rapporteur. Il n'existe pas de compte rendu du coach vers l'entreprise dans le dos du coaché.


Mon employeur peut-il m'imposer un coaching ?


Déontologiquement, un accompagnement non consenti n'est pas un coaching, et le code ICF prévoit que chaque partie peut y mettre fin à tout moment. Juridiquement, c'est plus nuancé : une action inscrite au plan de développement des compétences, pendant le temps de travail et dans le champ du contrat, relève du pouvoir de direction de l'employeur. En revanche, un bilan de compétences ou une VAE exigent votre accord (articles L6421-1 et L6313-4 du code du travail). Vous pouvez dans tous les cas demander à changer de coach.


Le coach garde-t-il des notes sur moi, et puis-je y accéder ?


Ses notes constituent des données personnelles. Le RGPD s'applique dès lors qu'elles figurent dans un fichier, c'est-à-dire un ensemble structuré accessible selon des critères déterminés — la CJUE l'a confirmé le 10 juillet 2018 dans l'affaire C-25/17, y compris pour des notes manuscrites. Vous pouvez demander où elles sont stockées, qui y a accès et quand elles seront détruites, et exercer vos droits d'accès et d'effacement.


Mon coach parle-t-il de moi à quelqu'un d'autre ?


Oui, à son superviseur, et c'est un gage de sérieux. Le Global Code of Ethics d'EMCC Global impose au coach de vous informer qu'il est supervisé et de préciser que vous pourrez y être évoqué de façon anonyme (article 2.16). Demandez-le au cadrage : la réponse en dit long sur la solidité de sa pratique.



Que se passe-t-il si je veux arrêter le coaching en cours de route ?


Le code ICF prévoit que toutes les parties peuvent mettre fin à la relation à tout moment, dans les conditions du contrat (standard 1.2). Ce qui compte, c'est ce que le contrat prévoit sur la forme : qui l'apprend, dans quels termes, et avec quelle motivation transmise. Posez la question avant la première séance, pas au moment où vous voudrez partir.


Un coach interne peut-il être aussi confidentiel qu'un coach externe ?


Seulement si trois règles sont en place : rattachement direct à la direction générale ou à la DRH, interdiction d'accompagner des personnes avec lesquelles il a travaillé directement, interdiction d'accompagner simultanément un manager et son N+1. Sans elles, la confidentialité du coaching interne est théorique. Ce n'est pas une critique du coach, c'est une conséquence mécanique de sa position de salarié.

 

Sources


1. Légifrance, Code pénal, article 226-13 (révélation d'une information à caractère secret) — legifrance.gouv.fr

2. Légifrance, Code pénal, articles 226-13 à 226-14, section « De l'atteinte au secret professionnel » — legifrance.gouv.fr

3. International Coaching Federation, ICF Code of Ethics, en vigueur depuis le 1er avril 2025 (standards 1.1, 1.2, 2.1 à 2.5, 3.2, 3.7 ; glossaire « Sponsor », « Internal Coach », « Coaching Platform ») — coachingfederation.org

4. International Coaching Federation, Insights and Considerations for Ethics (ICE), ressource d'interprétation du code — coachingfederation.org

5. International Coaching Federation, ICF Code of Ethics: Overview and Changes (détail des évolutions 2020 → 2025) — coachingfederation.org

6. EMCC Global et Association for Coaching, Global Code of Ethics, 4e version, mise à jour de décembre 2025, 12 signataires — globalcodeofethics.org

7. EMCC Global, Global Code of Ethics, articles 2.13 à 2.16 (confidentialité, limites, conservation des données, information sur la supervision) — emccglobal.org

8. Professional Charter for Coaching and Mentoring, enregistrée dans la base de données européenne des initiatives d'autorégulation — emccglobal.org

9. Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), article 2.1 (champ d'application matériel) et article 4.6 (définition du fichier)

10. Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), article 15 (droit d'accès) et article 17 (droit à l'effacement)

11. CJUE, 10 juillet 2018, affaire C-25/17, Tietosuojavaltuutettu (notes manuscrites et notion de fichier)

12. Code du travail, articles L6421-1 et L6313-4 (accord du salarié requis pour le bilan de compétences et la VAE) — legifrance.gouv.fr

13. Centre Inffo, « Refus du salarié de partir en formation » — centre-inffo.fr

14. Lefebvre Dalloz Compétences, « Comment sanctionner un salarié qui refuse de suivre une formation ? » — formation.lefebvre-dalloz.fr

15. International Coaching Federation, 2025 Global Coaching Study, réalisée par PricewaterhouseCoopers auprès de plus de 10 000 participants dans 127 pays, publiée en septembre 2025 : 122 974 coachs praticiens dans le monde, 5,34 milliards de dollars de revenus — coachingfederation.org

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